Sites Webdes Editeurs Belges
Les sites web des éditeurs belges
A quoi pourraient bien ressembler les sites web des éditeurs belges? Une présentation de l'entreprise, un catalogue des publications avec un moteur de recherche, des extraits d'ouvrage, des informations (fiche, résumé, communiqué, photo de couverture) sur l'ouvrage et son auteur (CV, bibliographie, photo, interview), des informations commerciales,... Oui mais en réalité?
Le tour des sites web débute par celui de l'Association des Editeurs Belges (ADEB), une association qui – comme son nom ne l'indique pas - a pour vocation la défense, la représentation, l'information et l'animation des professionnels du livre belge, éditeurs mais aussi diffuseurs et distributeurs. L'annuaire présent sur ce site (
http://www.adeb.irisnet.be/intro.htm) permet, par la grâce de l'hyperlien, de se rendre sur les sites web de nos éditeurs. Ou tout au moins de ceux qui s'en sont dotés... soit deux tiers d'entre eux.
Leurs adresses sont parfois claires et précises comme chez Luce Wilquin (
http://www.wilquin.com) ou Versant Sud (
http://www.versant-sud.com), avec une forte présence des adresses en .com plutôt qu'en .be. Certaines maisons se fondent dans leur groupe (Editions De Boeck -
http://www.deboeck.com). Chez d'autres, l'adresse n'est guère mémorisable et désigne les éditions comme un département d'une entité plus importante, voire à une société de services. Il en est ainsi, par exemple, des Editions Espace de Libertés (
http://www.ulb.ac.be/cal/Editions.html), des Editions des Eperonniers (
http://www.creativem.com/Eperonniers/). La palme de l'adresse la plus longue revenant à La Part de l'Oeil (
http://www.brunette.brucity.be/aca/academ14.htm).
Comme dans d'autres secteurs, le site web peut avoir divers rôles, disposer de fonctionnalités plus ou moins importantes... et, sans doute, représenter un poids plus ou moins important dans la politique de communication de l'éditeur et dans son budget.
D'abord les éditeurs BD
Ce sont sans doute les éditeurs de bandes dessinées qui usent au mieux de l'Internet. Leur stratégie ne s'arrêtant d'ailleurs pas au développement d'un simple site web. Le web est un outil multimédia avec une prédominance de l'écrit, certes mais les sites d'éditeurs de BD usent harmonieusement de leurs personnages et de l'image en général.
Site extrêmement riche, celui de Casterman (
http://www.casterman.com) se décline en deux parties, BD et jeunesse. Chacune de ces parties se présente comme un véritable portail. La partie BD comprend ainsi des sous-sites dédiés à des séries. On peut découvrir des couvertures, des planches (avec extraits commentés) d'albums commercialisés ou à paraître. Le catalogue en ligne de l'éditeur n'est donc pas présenté de manière linéaire puisqu'on peut l'y pénétrer par plusieurs biais : rubriques "nouveautés" ou "à paraître", recherche rapide sur toutes les pages du site, recherche avancée (par titre, auteur, série ou ISBN), menu segmenté en fonction du public/des genres/des séries ou collections. Le site se veut interactif puisque l'internaute a la possibilité de donner son avis sur des albums. La relation avec le lecteur est également accentuée par une lettre d'information électronique à laquelle il peut s'inscrire. Le visiteur peut également télécharger gratuitement des fonds d'écran ou expédier des e-cartes. Autrement dit, l'internaute devient un agent de marketing viral ! La relation avec le lecteur est encore entretenue par des séances de dédicaces annoncées sur le site.
Chez Dupuis, on a préféré développer deux sites web aux adresses distinctes (
http://www.dupuis.com,
http://www.kidcomics.com) auxquels il faudrait ajouter le site du magazine Spirou (
http://www.spirou.com). Le site au nom de la maison d'édition de Marcinelle mérite tout autant la visite (avec, en plus, des économiseurs d'écran). Il se distingue néanmoins de celui de Casterman par un look davantage orienté vers le jeune public. Quant au site Kid Comics, il est ciblé sur huit séries (bientôt neuf avec Mélusine) davantage destinées aux enfants. Ceux-ci sont invités à jouer en ligne ou à télécharger des jeux, à participer à des concours, à s'inscrire au Club Spip.
Chez Dargaud, l'approche est plus adulte et intègre le site web (
http://www.dargaud.com) dans un véritable réseau avec des annuaires "Autres", "Librairies", "Nos amis", "Partenaires", "Sites de fan", "Sites dédiés" (12 collections ou séries comme "XIII" ou "Blueberry"), "Webring", "Webzines". Le site des Editions du Lombard (
http://www.lelombard.com) est une bonne synthèse de toutes les possibilités offertes par un site web d'éditeur de BD avec, en prime, un espace "Carte Blanche Internautes".
Sur le web, pourquoi ?
Pourquoi un éditeur "papier" devrait-il être "sur le web"? Les raisons pourraient être diverses. Parce que la concurrence y est présente, parce que c'est dans l'air du temps et qu'une absence serait remarquée, parce qu'un site web peut permettre la vente à distance ou parce qu'il apporte une information de qualité au public en général ou à la presse en particulier. Ces motivations se traduisent à travers le site. Du simple site dépliant au site avec "boutique" en ligne. Le site des Editions Luc Pire (
http://www.lucpire.be) détonne ainsi dans le paysage avec ses billets d'humeur, ses forums, ses livres numériques à télécharger.
Des éditeurs peuvent ainsi aller à la rencontre de nouveaux publics ou de publics éloignés. C'est particulièrement vrai pour les éditeurs qui ne peuvent assurer une présence en librairie en Belgique et encore moins à l'étranger. Qu'il s'agisse de livres régionaux ou publiés dans des langues endogènes, d'ouvrages dans des genres comme la poésie, dans des domaines comme l'ésotérisme (la littérature maçonnique de la maison d'édition L'Etoile -
http://www.interbase.be/fetes/) ou l'architecture (Archives d'architecture moderne -
http://www.aam.be). Les éditeurs dans le domaine du droit ou scolaire, les presses universitaires sont très présents sur la Toile.
Le public a besoin d'un maximum d'informations susceptibles de lui donner l'envie d'acheter l'ouvrage en ligne ou en librairie : reproduction de la couverture, résumé, portrait de l'auteur, prix,... Le professionnel qu'est le bibliothécaire appréciera aussi, lui, de disposer d'un maximum de références. Un site... de référence dans le domaine est sans nul doute celui des Presses Interuniversitaires Européennes (
http://www.peterlang.net). Pour chaque ouvrage, on peut obtenir des informations détaillées : "Auteur(s) Responsable(s) de publication" (avec présentation détaillée en bas de fiche), "Titre, sous-titre", "Collection, volume", "Directeur de collection", "ISBN, reliure", "Lieu, année, nombre de pages", "Prix de vente", "Disponibilité", "Texte de présentation", "Contenu". Cette information est également utile pour le journaliste qui peut commander sur ce site un exemplaire de presse.
Un site comme celui des Editions Lansman (
http://www.lansman.org), spécialisées dans la publication de textes dramatiques, est attentif aux besoins des journalistes avec sa salle de presse et ses communiqués et invitations. On y trouve également l'évocation de ces textes sur scène, des auteurs à l'honneur ainsi qu'une revue de presse.
Grand public, bibliothécaires, journalistes apprécieront également de pouvoir prendre connaissance de la table des matières (CÉFAL -
http://www.cefal.com) ou télécharger un chapitre ("Art d'éco" chez Van In -
http://www.vanin.be).
La vente en ligne
Faut-il vendre en ligne? Casterman précise : En tant que maison d'édition, Casterman ne vend pas de livres directement aux particuliers. Il faut vous adresser à une librairie. Le libraire étant le complice, l'allié naturel de l'éditeur, celui-ci visiblement le préserve. Chez Luc Pire (
http://www.lucpire.be), on vous invite à vous rendre chez votre libraire habituel. Et si êtes situé à l'étranger, vous pouvez envoyer une commande par courrier électronique. Comme pour un libraire étranger, le contact sera alors pris par le diffuseur mondial.
D'autres sites jouent carrément la carte de la vente en ligne. Avec une "boutique" classique où vous remplissez votre "panier". Rien d'étonnant pour ceux qui ont l'habitude d'effectuer des achats sur le web. On aimerait cependant que ces sites de vente, comme tout site commercial respectueux des obligations légales, informe l'acheteur quant à la sécurisation de l'achat et à la protection des données (vie privée), comme le fait le Groupe éditorial Peter Lang (
http://www.peterlang.net). Les Presses universitaires de Namur (
http://www.pun.be) doivent être citées en exemple pour la publication détaillée de leurs conditions générales de vente.
Dernière modification le dimanche 12 octobre 2003 22:32:52



