Réunion Belleville Septembre

Srebrenica 2005 : CR réunion du 18 septembre 2004

Présents : Claire Bertrand (Amnesty International, ex-Yougoslavie); Julie Biro (Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement); Denyse Cassin (Action contre le sida); Liliane De Carbonnières ; Isabelle Clément (Association OKUP, Strasbourg); Dominique Dardel (Lisc Red - Laboratoire d’Ingénierie Sociale, Communication, Recherche et Développement) ; Faïk Dizdarevic (Association Sarajevo); Maxime Dumont (Association Guernica ADPE, Toulouse); Natalia Grabundzija (Association OKUP, Strasbourg); Joël Hubrecht (Comité Kosovo); Pierre Hustache (Amnesty International, ex-Yougoslavie); André Jarry ; Mao Peninou (Adjoint chargé de la Démocratie Locale - Mairie du XIXe arrt de Paris); Sadija Ombasic (Soutien aux survivants de la vallée de la Drina-Srebrenica); Nikson Pitaqaj (Compagnie Libre-Esprit); André Prochasson (Forum pour la Démocratie dans les Balkans, et Drugi Most, Grenoble); Laurent Richard (Association Guernica Adpe, Toulouse); Michaël Struve (Association Pour les Peuples menacés); Julie Wornan.


Excusés : Geneviève Bédu (Fédération Mères pour la Paix, Laon); Dominique Dupuy (Fédération Mères pour la Paix, Paris); Nicole Du Roy (Association Paris-Sarajevo-Europe); Maurice Lazar (Association Sarajevo); Pierre Rival (Mairie de Paris); Jean Baptiste Roger (Conseil Régional d’Île de France); Alison Snape (Srebrenica Justice Campaign, Londres) ; Sylvaine Walker; Emmanuel Wallon (Université Paris X-Nanterre)


Tout le monde est d’accord pour que l’association ne se limite pas à marquer le 10e anniversaire du 11 juillet 1995, mais dépasse cet objectif dans le sens d’une solidarité avec les habitants de la Bosnie-Herzégovine. Donc, d’une part, à Paris, dans d’autres villes de France où déjà ont eu lieu des contacts avec des organisations bosniaques (Albertville, Chambéry, Lyon, Grenoble, Toulouse, Bordeaux, Châteaudun, Strasbourg…), et dans d’autres villes européennes ou mondiales, des manifestations incluant l’opportunité de faire savoir la vérité sur l’événement ; d’autre part, à Srebrenica et ailleurs en Bosnie, la mise en place d’une aide diversifiée. Certains expriment le souhait que cette action se prolonge au-delà de juillet 2005.
En revanche, l’idée de faire place dans nos préoccupations à d’autres causes (en elles-mêmes aussi tragiques, mais sans lien direct avec celle-ci : Tchetchénie, Palestine…) ne semble pas opportune à la majorité des personnes présentes.

Deux remarques :

  1. Plusieurs conférences sont actuellement prévues sur le problème de la Bosnie-Herzégovine : conférence organisée par le Parlement européen ; conférence organisée à Genève par l’association Bosnie 2005 ; conférence organisée à Sarajevo par Confrontations-Europe. Il serait opportun de prendre contact avec les organisateurs.
  2. De nombreuses associations font en Bosnie un travail merveilleux ; il ne s’agit pas de les court-circuiter, mais d’agir en relation avec elles.

Deux questions (demeurées sans réponse) :

  1. Peut-on décemment faire la fête à Srebrenica, quand les criminels de guerre courent encore ?
  2. Comment sera perçue en Republica Serbska l’ensemble de notre action ?

Concrètement :

Plusieurs collectivités territoriales, dont Le Conseil Régional d’Ile de France, pourraient nous aider financièrement sur le terrain du numérique. Cela pourrait se traduire de deux façons : le moment venu, liaison interphonique entre Paris et Srebrenica ; de façon plus durable, partenariat entre deux classes, entre deux hôpitaux, avec envoi de matériel, et formation sur place, ou à Paris, de jeunes susceptibles de s’en servir (avec possibilité complémentaire de souscription sur le net pour le matériel médical).
D'autres collectivités pourraient, parallèlement promouvoir, dans le cadre de la proximité des cultures, des manifestations musicales, théâtrales, picturales, culinaires…, tant à Paris ou en province que dans différentes villes de Bosnie-Herzégovine. La Ville de Paris serait susceptible de prêter des locaux. Une telle action viserait, à la fois, à faire état des liens existants, et à constituer une vitrine de ce qui pourrait exister ensuite.

Principe de base : rendre la parole aux Bosniaques là où ils l’ont perdue.

Constitution de groupes, ou engagements individuels, dans l’immédiat ou à brève échéance :

Axe médical : Denyse Cassin, Liliane de Carbonnières
Axe culturel : Nikson Pitaqaj
Axe scolaire : Michaël Struve
Axe numérique : Sadija Ombasic, Dominique Dardel
Coordination avec les ONG : Faïk Dizdarevic
Relations avec les réseaux associatifs : André Prochasson
Exposition-mémoire : Sadija Ombasic, Aude Cerato (selon décision lors de la réunion du 12 juin)
Colloque : ?

Relation avec les capitales étrangères : ?

À ceux qui s’en sentent le désir, prière de s’inscrire dans un groupe ou un autre. À ceux qui ont déjà pris une décision, nécessité de se consulter s’ils sont plusieurs. Tous pourront faire savoir lors de la prochaine réunion, ou déjà par e-mail, le point de leur réflexion ou de leur action.

Urgent :

Il est demandé à tous d’élaborer des projets susceptibles d’être réalisés – et financés d’une façon ou d’une autre. Avec, ici encore, la possibilité de les présenter, soit à notre prochaine réunion, soit, de préférence, aussi vite que possible, par courriers électroniques (à l’aide de la liste de diffusion).

Subsidiairement :

Le 12 juin, les quatre associations représentées ont décidé de faire partie de notre Comité de Soutien : Amnesty International, Association Sarajevo, Mère pour la Paix, Soutien aux Survivants de la Vallée de la Drina-Srebrenica. Le Conseil régional d’Ile de France et la Mairie de Paris viennent d’en faire autant, Les représentants, présents ce 18 septembre, d’autres associations ou organismes préfèrent en référer à leurs CA respectifs ; ils nous tiendront au courant. Il est rappelé que ce soutien, s’il n’exclut pas des dons, est avant tout moral. Ce qui n’empêche pas les représentants de telle ou telle collectivité de devenir, s’ils le souhaitent, adhérents à titre individuel.
De leur côté, les représentants de l’Association Guernica ADPE souhaitent recueillir le maximum de signatures sur leur pétition en faveur de la requête présentée devant l’ONU par 62 survivants de Srebrenica pour « crime de délaissement ».
Quant à notre Comité d’Honneur, il semble préférable d’attendre que notre action prenne consistance pour faire appel aux personnalités politiques ou autres susceptibles de le constituer.

Plus fondamentalement :

Le représentant de la Mairie du XIXe arrondissement de Paris insiste sur la nécessité de donner un retentissement important à notre action, afin qu’elle puisse se décliner, à la fois, en termes politiques – car ce qui s’est passé à Srebrenica était déjà de l’ordre du politique – et en termes de soutien logistique et financier. Il ajoute que, dès que notre projet sera plus avancé, une réunion pourra être envisagée à la Mairie de Paris avec Véronique Avril (qui déjà a effectué plusieurs missions en Bosnie) et d’autres personnalités de la municipalité, pour étudier les modalités d’un soutien, sinon à notre démarche politique (exigeant un regard plus extérieur), du moins à nos autres approches, dans le cadre d’un Congrès international des villes.
Il est rappelé, concurremment, que la révision des accords de Dayton tombe en décembre 2005. La mobilisation de l’opinion, en France et hors de France, serait de nature à faire pression sur les instances de décision en faveur d’une réunification de la Bosnie Herzégovine?, indispensable sur le plan économique et sur le plan social – sans parler de l’accès, à terme, à l’Union Européenne.

Prochaine réunion : samedi 30 octobre, à 17 h.

Dernière modification le mercredi 22 septembre 2004 16:23:26

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