Réunion Belleville Octobre

Compte-Rendu de la réunion du Samedi 30 octobre 2004 - Centre Social BelleVille : 28 rue Rébéval 75019 Paris à 17 heures.

Présents - Excusés

Observation préliminaire : la date choisie lors de la précédente réunion du 18 septembre 2004 n'était pas la plus judicieuse (week-end de la Toussaint, vacances scolaires) => nombreux absents excusés.

Depuis la réunion du 18 septembre :

* - 02 Octobre : Rencontre du bureau avec Denyse Cassin (Coordinatrice de prévention) et Vlatka Bosnjak.
* - 21 Octobre : Rencontre du bureau avec Nicole Du Roy, Présidente de l’Association Paris Sarajevo Europe de retour de Sarajevo à l’occasion des Rencontres européennes du Livre, organisées par le Centre André Malraux (voir en lien avec notre site : « 5es rencontres européennes du Livre de Sarajevo »).
* - 24 Octobre : Rencontre du bureau avec Christine Faucon, Présidente de l’Association Enfants Europe Bosnie, de retour d’une mission à Srebrenica 20 septembre–15 octobre (voir en lien avec notre site : « Compte rendu de mission en Bosnie-Herzégovine », et « Aide alimentaire »).
* - Les acquis de ces rencontres sont intégrés au présent CR.

Le point sur nos projets :

Axe médical :

Sadija Ombasic a reçu du Docteur Nadir Lacevic un état des lieux, en cours de traduction (mis en ligne, une fois la traduction achevée).

Denyse Cassin a rencontré Laurent Novac, médecin spécialisé dans les problèmes d’administration de méthadone, qui serait prêt à rejoindre l’association. Elle a pris contact également avec Jean-Louis Boujenah, qui, travaillant à la Pitié-Salpêtrière, serait favorable à un jumelage entre cet hôpital et un hôpital de Sarajevo, en termes d’accueil et de formation des médecins (l’ANGREHC, qui se charge de la formation des médecins et de l’échange logistique entre hôpitaux, pourrait soutenir ce projet). Mais d’autres hôpitaux, dans des villes bosniaques de moindre importance, n’ont-ils pas des besoins plus urgents ?

Selon Christine Faucon, il existe déjà un jumelage entre un hôpital psychiatrique d’Eure-et-Loir et l’hôpital de Tuzla. Mais l’ensemble du complexe hospitalier de Tuzla est affronté à des problèmes importants, dus à l’environnement (présence dans la ville d’une usine de produits chimiques hautement toxiques) ; et l’attitude du personnel hospitalier à l’égard des réfugiés est souvent odieuse. À Srebrenica, l’hôpital réhabilité est ouvert à tous, Serbes et Musulmans. Mais les médicaments sont fabriqués au Nord de la Republica Sprska, au lieu que les malades sont au Sud ; et la question de la formation du personnel médical reste entière.

Il semble que 1,5 % de la population soit atteinte par le VHS (hépatite C). Pour le VIH (sida), les chiffres étaient, en 1999, de 0,004 ; en 2001, de 0,1 % ; ils paraissent, depuis, en voie d’explosion ; ils sont cachés par la population, mais il y a eu contamination par des viols et la prostitution. Il y a eu également 200 cas de syphilis par transfusion sanguine. Leucémie ou anémie grave ? la question est problématique. Le diabète est très répandu ; et l’insuline fait défaut. Nombreux cas d’ostéoporose. Des renseignements ont été pris sur les laboratoires fabricants d’insuline ; mais, comme les hôpitaux sont financés par les laboratoires, il apparaît qu’il serait plus efficace de passer par eux (par exemple, Hôtel Dieu, Bichat).

François Crémieux, Président de France Médecine Bosnie Herzégovie, a été contacté. Il est rappelé qu’un contact a été pris avec le Professeur Castaing, Directeur du Centre Hépato-Biliaire à l’hôpital Paul Brousse, de Villejuif. Il faudrait également prendre contact avec le Professeur Marcellin, à Beaujon.

Axe scolaire :

Construction ou reconstruction : faire l’état des besoins (ciment, fenêtres, etc.). Équipement : tables, chaises, mais aussi et surtout, ordinateurs, avec formation (à Paris ou sur place) des utilisateurs. Attention aux détournements : entrer en relation, non avec les mairies, mais directement avec les écoles. D’où l’opportunité (comme pour les hôpitaux) de jumelages. Par exemple, entre des écoles du XIXe arrondissement et des écoles de Srebrenica.

Ultérieurement, envisager entre étudiants français et bosniaques des échanges de documents. Entre écoliers plus jeunes, le problème de la langue rend les échanges plus difficiles. Mais il serait possible de situer la question autrement : à Belle Ville, par exemple, des enfants réalisent des films d’animation; la même chose pourrait se faire en Bosnie, en vue d’échanges. Sur place, l’Internet pourrait être, entre écoliers d’origine musulmane et serbe, facteur d’ouverture.

Reconstruction, aide agricole :

Sur le problème du chiffre des retours, s’adresser à Srjdan Dizdarevic, Président du Comité Helsinki pour les Droits de l’Homme, en liaison avec le HCR. Problème fondamental :

  1. Aider les femmes qui se trouvent encore dans les camps, dans des conditions souvent encore extrêmement précaires (1 WC pour 7 ou 8) à revenir chez elles. À noter cependant que la situation (notamment quant à la reprise d’activités) varie d’un camp à l’autre.
  2. Construction ou réhabilitation des maisons : comme pour les écoles, faire l’état des besoins.
  3. Aide agricole : la plupart des retours se font dans la montagne.

Dans un pays où il y a 70% de chômeurs, le problème n’est pas seulement d’envoi de matériel ou d’aide alimentaire, mais de formation : aussi bien dans le domaine de la construction que dans celui de la culture. (Un jeune agriculteur est venu en France l’année dernière dans cette perspective ; l’expérience serait à généraliser.) On retiendra que le Nord de la Republica Sprska a moins besoin d’aide que le Sud, et que les mentalités y sont plus évoluées ; la mixité Serbes / Musulmans y est plus avancée ; les intellectuels serbes commencent à reconnaître les responsabilités des Serbes.

NB : L’équipe qui s’occupe de l’identification des corps exhumés (en juillet dernier, découverte, sur indication des autorités administratives serbes, de 31 charniers supplémentaires) manque, elle aussi, d’argent ; mais ici la difficulté est qu’il faut passer par le TPI.

L’événement à Paris :

Manifestation grand public :

sur le parvis des Droits de l’homme ? sur la place de l’Hôtel de Ville (lieu de conférence à proximité) ? à la Villette (son directeur, Serge Goldberg, est connu de Denyse Cassin ? Ce dernier lieu a connu, en 1994, avec les 3 jours sur le Rwanda, un franc succès ; mais il a, pour certains d’entre nous, l’inconvénient de n’avoir pas d’accès populaire. Peut-on profiter des infrastructures montées, ici et là, pour le 14 juillet ? Nécessité de prévoir un personnel pour l’accueil et pour la sécurité. Question de la couverture médiatique (pour Arte, voir avec l’Association Paris Sarajevo Europe).

Théâtre :

une lettre a été adressée à Philippe Gilbert, co-auteur de la pièce Requiem pour Srebrenica créée par Olivier Py au Théâtre des Amandiers à Nanterre en 1999 ; Emmanuel Wallon devait rencontrer ces jours-ci François Tanguy, directeur du Théâtre du Radeau au Mans, qui, lui aussi, s’est beaucoup engagé pendant la guerre de 1992–1995. À défaut de reprises, peut-être difficiles à réaliser, des lectures pourraient être mises en place.

Cinéma :

Point du jour (réalisé avec la participation de l'Association Paris Sarajevo Europe), Les vivants et les morts, Warrior Téléfilm BBC, Le Cercle Parfait, No man’s land, La Terre a promis au ciel? distribué par Real Productions ; et le film (dont le titre est à retrouver) mettant en scène des femmes bosniaques suivies par une psychanalyste. Serait-il possible d’intégrer l’un de ces films au « Cinéma d’été de la Villette (qui, cette fois, est très populaire) ? ou de projeter, à titre de préliminaire, La Terre a promis au ciel dans le cadre du festival de films de femmes qui se tiendra à Créteil du 11 au 20 mars ?

Musique :

faire venir à Paris le groupe Mostar Sevdah Reunion ?

Photos :

il a été demandé à Christine Faucon de sélectionner, dans ses nombreuses photos, une centaine d’entre elles, pour un montage accompagné d’un commentaire parlé. De même, pourrait-elle, parmi ses films vidéos, en choisir un (sur une famille type ?) De son côté, Marie Ponchelet, qui travaille actuellement avec Philippe Gilbert sur un projet pour le Festival d’Avignon, est prête à étudier la possibilité de monter à Paris une exposition-installation.

Débats : la Bosnie et l’Europe ? Dayton et après ?

Ces débats seraient le lieu des prolongements politiques de notre action, dans la mesure où, rappelons-le, les Accords de Dayton sont révisables en décembre 2005. L’aide du Parlement Européen pourrait être précieuse.

Projets en articulation avec les nôtres.

Organisée par l’association « Soutien aux Survivants de la Vallée de la Drina-Srebrenica », section genevoise Ivar Petterson : Marche de 4 jours (8–11 juillet), au départ de Tuzla. 3 premiers jours (étapes entre 15 et 23 km) : entre 200 et 400 personnes prévues. 4e jour (5 km entre Srebrenica et Potocari, cérémonie au Mémorial) : plusieurs milliers de personnes prévues. (Voir en lien avec notre site : « Ivar Petterson – 1er résumé de mon voyage en Bosnie 18–28 octobre 2004 ».) Selon une suggestion de Sadija Ombasic, la marche pourrait s’intituler : « Retour vers l’avenir ».

Organisé par les associations « Forum pour la Démocratie dans les Balkans » et « Drugi Most », Grenoble André Prochasson : voyage (de 3 semaines ?), « Tour de France de l’amitié ». Départ en bus (à partir de Tuzla ?) d’une dizaine, ou vingtaine, de survivantes de 1995. Arrêts dans plusieurs villes de France où des amis d’anciens Comités Bosnie seraient prêts à les accueillir : par exemple (dans le désordre), Albertville, Grenoble, Lyon, Toulouse, Pau, Nantes, Saumur, Châteaudun, et, pour finir, Paris. Dans chaque ville serait organisée une réunion où ces femmes pourraient s’expliquer sur l’événement et sur la situation présente. Pour le retour, à partir de Paris (via Strasbourg ?), des femmes françaises accompagneraient ces femmes bosniaques. Les unes et les autres pourraient se joindre à la marche précédente, par exemple le dernier jour (Srebrenica-Potocari).

Annonces diverses

L’association « Citoyens de Sarajevo, Citoyens d’Europe », Nantes,

Programme sur deux ans (2004–2005, 2005–2006) : « Devenir un Citoyen européen », prévoyant des échanges entre lycéens, d’une part français et allemands, d’autre part bosniaques et serbes (voir en lien avec notre site : « Devenir un Citoyen européen »). La question n’a pas encore été posée d’une articulation possible avec notre projet « axe scolaire ».

« Avocats sans frontières » s’intéresse à la création d’un barreau d’avocats en Bosnie.

Réunion publique

Joël Hubrecht se propose d’organiser une réunion publique sur Srebrenica autour du livre (à paraître) de Jacques Semelin sur les crimes de masse.

Deux demandes de renseignements nous sont parvenues, de :

*Olivier Papegnies (Belge) qui, en tant que reporter-photographe, compte aller à Srebrenica une première fois en fin d’année 2004, une seconde fois en mars ou avril 2005.
*Luca Leone (Italien), qui écrit un livre (à paraître début 2005) sur le Génocide de Srebrenica.
9 novembre 2994, à 18 h., dans les locaux de l’Association Paris Sarajevo Europe, 26 rue de Saintonge, 75003 Paris, et à la Librairie « Comme un roman », 27 rue de Saintonge : Exposition « Le Pont de Mostar », gravures, dessins, aquarelles, de Safet Zec ; présentation du livre Rendez-vous sur le pont, de Claudine Dhotel-Velliet (éd. Le Pont du Nord) ; projection du film Rendez-vous sur le pont de Mostar, d’Alexis Chenot et Claudine Dhotel-Velliet (26 mi.)

Les décisions à prendre

*La Mairie de Paris et le Conseil d’Île de France seront sollicités pour des échanges d’équipements numériques avec formation d’utilisateurs. Pour être prêts en début d’année 2005, les votes des budgets doivent avoir lieu courant décembre 2004. Il faut donc déposer mi-novembre les demandes de subventions, accompagnées de projets précis, si nous voulons en recevoir le montant en février.

*Les Fédérations professionnelles, dont le bâtiment, devront être contactées. Pour le soutien à l’agriculture, aucune perspective dans l’immédiat. L’appel au financement ne doit pas négliger les entreprises privées : Thomson, Bouygues, Vinci, etc… (S’inspirer de l’événement monté au Châtelet à l’occasion du massacre à l’école de Beslan : banquet à 500 € la place ; certaines contributions se sont montées à 15.000 €).

*Les demandes de financement devront inclure un salarié à mi-temps de février à septembre 2005 (car il faut prévoir le bilan et le suivi) ; dès maintenant, il faut se mettre en quête de la personne adéquate. Profil : quelqu’un qui connaisse les rouages des administrations publique et privée, mais qui connaisse aussi le terrain en Bosnie-Herzégovine. Nous avons plusieurs pistes. Nous pensons également à quelqu’un susceptible de remplir des tâches de traduction et d’interprétariat.

PROCHAINE RÉUNION : SAMEDI 4 DÉCEMBRE, 17 h. (le lieu sera précisé ultérieurement).

Dernière modification le dimanche 21 novembre 2004 13:21:40

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