Réunion Belleville Décembre
Compte-Rendu de la réunion du 4 décembre 2004, 17 h., Centre Social BelleVille, 28 rue Rébeval, 75019 Paris.
Présents : Bernard Béné, Claire Bertrand, Vlatka Bosnjak, Françoise Boudios, Liliane de Carbonnières (Trésorière), Dominique Dardel (Secrétaire), Faïk Dizdarevic, Christine Faucon, Alain Fröchen, André Jarry (Courrier courant), Pierre Hustache, Laurent Novak, Sadija Ombasic (Présidente), Marie Ponchelet, Christophe Surmonne, Valérie Sombrun,
Excusés : Julie Biro, Denyse Cassin , Nicole Du Roy, Maurice Lazar, Boris Najman, Gabrielle Naudé, Nikson Pitaqaj, André Prochasson .
Les échanges, très riches, ne peuvent être que résumés.
Le devoir de mémoire et le devoir de venir en aide, présentement, à la Bosnie-Herzégovine, et plus particulièrement à la région de Srebrenica, ne peuvent être dissociés, car l’événement de 1995 est responsable de la situation actuelle. En revanche, il convient de traiter séparément les manifestations que nous organiserons à Paris au mois de juillet (éventuellement, dans les semaines ou les mois qui précéderont) et l’action que nous mènerons sur le terrain, et qui est appelée à se prolonger bien au-delà de cette date.
I Paris
- 2 ou 3 expositions photos : les unes documentaires, la troisième à préoccupation plus artistique. La Mairie du 2e arrondissement nous prêterait des salles.
- Théâtre : des contacts ont été pris avec deux compagnies susceptibles de reprendre (mise en scène, mise en espace, ou lecture) des pièces déjà jouées ; l’une d’entre elles a déjà donné une acceptation de principe ; d’autre part, il y aurait création d’une pièce nouvelle. La salle reste à trouver ; il y a des possibilités du côté de la Mairie de Paris.
- Cinéma : un mini-festival (documentaires, films de fiction, concernant la Bosnie, certains par des réalisateurs ou réalisatrices bosniaques) serait à organiser, par exemple au cours d’un week-end. Des contacts ont déjà été pris.
- Musique : à préciser.
- Un repas à base de cuisine bosniaque : suggestion, elle aussi, à préciser..
- Colloque : des personnalités universitaires vont être contactées. Le thème pourrait être : « Le chemin à faire pour que la Bosnie soit européenne ».
II Sur le terrain
- L’axe médical. C’est le premier qui a retenu notre attention ; c’est aussi le plus difficile à mettre en place. Un hôpital comme celui de Tuzla est magnifiquement équipé. Mais son accès est quasi impossible aux personnes d’un revenu modeste (une contribution financière est exigée dès avant l’accueil), et, en particulier, pour les réfugiés des 31 camps qui avoisinent la ville. À Srebrenica même, une maternité qui faisait cruellement défaut est maintenant équipée. Il existe des contacts entre spécialistes bosniaques et spécialistes français ; mais un problème urgent serait de créer des liens entre généralistes de deux pays (avec l’anglais comme langue d’échange ?) : c’est l’une de nos préoccupations. Autres urgences : la prise en charge du diabète, de l’hépatite C, de l’asthme ; les questions de prévention ou de contraception. Mais il n’existe aucune couverture sociale ; les médicaments distribués servent souvent de monnaie d’échange aux plus démunis. Plusieurs membres de l’association vont faire équipe pour étudier l’ensemble de ces problèmes. Dores et déjà, un questionnaire est en voie d’élaboration pour passer en revue, de façon précise, les besoins
- L’axe scolaire. Une école destinée à desservir 14 villages de montagne, et pouvant accueillir 120 enfants, est en voie de construction ; le gros-œuvre est maintenant terminé, mais il manque de l’argent pour les finitions et l’équipement. L’association « Enfants Europe Bosnie » est à l’initiative de cette démarche ; nous avons décidé d’instaurer un partenariat. Plus difficile, pour nous, étant donné les sources à venir de notre financement, la participation aux frais de transport ou de scolarisation. Ici encore, un travail d’équipe s’est ébauché. Un problème connexe, dont nous ne pouvons nous désintéresser, est celui de l’enseignement du français dans les établissements scolaires de différents niveaux ; une jeune enseignante, qui se propose de partir à la rentrée prochaine pour enseigner sur place pendant deux ou trois ans, va tenter de se renseigner précisément...
- L’axe économique. Le problème est encore plus douloureux que les précédents : les gens ont faim. L’association « Enfants Europe Bosnie » a là un autre terrain d’action, en particulier sur le plan agricole. Mais ses moyens sont limités. Un rapport nous est parvenu de la Mairie de Srebrenica, exprimant les besoins. Mais concrètement (exploitation des mines, de zinc et de bauxite ; exploitation des richesses forestières ; mise en place de petites ou moyennes entreprises), tout est à faire. Nous ne pouvons nous substituer aux initiatives de la population locale ; la question se pose de savoir quel type d’aide nous pouvons leur apporter.
Le problème fondamental est le retour des réfugiés, qui depuis dix ans végètent dans les camps. Ce retour a commencé dans les années 2001–2002. Mais il ne peut s’accélérer que si ceux qui reviennent sont sûrs de pouvoir être soignés, de pouvoir envoyer leurs enfants à l’école, de pouvoir manger, et d’être en sécurité.
III Autres projets
Amnesty International :
- Par décision de son rédacteur en chef, le journal mensuel d’Amnesty International, France, consacrera 8 pages de son numéro de février 2005 à Srebrenica dont 2 sous le titre : « Srebrenica ville fantôme », et 2 sur les responsabilités de la France.
- L’un des points forts de l’action envisagée d’ici le mois de juillet sera de faire campagne pour l’arrestation de Karadzic et Mladic, avec des points chaque mois quant aux progrès de l’action. Cette arrestation se heurte, depuis dix ans, à l’inertie des gouvernements occidentaux, et aux complicités locales. Mais elle est capitale au regard du retour des réfugiés et de leur réinstallation dans la région. Elle rejoint les préoccupations affichées par l’EUFOR, qui depuis le 2 décembre a remplacé la SFOR, cependant que les effectifs réduits des Américains, l’état-major résiduel de l’OTAN et le groupe spécial chargé de l’arrestation des criminels de guerre en fuite ont décidé de maintenir leur participation à l’opération.
- Une campagne est en cours concernant les femmes bosniaques violées.
- Vendredi 10 décembre, à 20 h, au cinéma L’Entrepôt (7 rue Francis de Pressensé, 75014 Paris), sera projeté le film Jours tranquilles à Sarajevo ; débat avec le réalisateur.
- « Forum pour la Démocratie dans les Balkans » et « Drugi Most » (Grenoble) : le projet envisagé : le « bus de l’amitié », rencontre des difficultés de réalisation ; convient-il de le réduire à des dimensions plus restreintes ? et avec quels appuis ? Un accord général se dégage pour mettre l’accent sur la dimension européenne de notre action, ponctuellement et dans la durée.
PROCHAINE RÉUNION : SAMEDI 15 JANVIER 2005, À 17 H.
Dernière modification le dimanche 23 janvier 2005 11:49:15
lib/main.php:98: Notice: Optimisation de database



