Projet M2CGPNT 14

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Portage : Denis Kpwang Abbe

Titre du projet : Le Nom de Domaine, quelle contribution à la codification et adressage du courrier postal au Cameroun ?

Région : Ensemble du territoire national du Cameroun

Organismes d'étude :Minpostel / Campost

Tutrice - Tuteur :

Description : Le développement des Technologies de l'Information et de la Communication revêt une incidence positive particulière sur le traitement du courrier en général.

Contexte et Justification : L'augmentation sans cesse croissante du volume de la messagerie électronique tend à réduire le courrier postal traditionnel du Cameroun à sa portion la plus congrue, surtout en raison de la lente progression de la mise en place des nouveaux produits destinés à redynamiser la Poste aux Lettres.

Le débat sur la disparition ou non de la lettre-missive étant toujours d'actualité, l'on s'interroge sur la nécessité de poursuivre la mise en place des structures nécessaires à la distribution du courrier aux différents bénéficiaires des prestations postales.

Objectifs poursuivis : En meme temps qu'elle se borne à determiner un Code Postal propre au Cameroun, la présente étude permet de définir un véritable système d'adressage qui améliore la distribution des envois aux différents destinataires .

Résultats attendus: Au terme de la mise en oeuvre de ce projet fixé en décembre 2008, il est prévu la possibilité de localiser physiquement et virtuellement toute personne se situant sur le territoire camerounais.

C'est là qu'intervient le parallèle, et même la jonction avec le Nom de Domaine qui est un élement essentiel dans la définition de la messagerie électronique.

La réalisation effective de ce projet permet également de relever la nature de la qualité des échanges économiques internes et externes du Cameroun, et de renforcer l'organisation du tissu social par l'aménagement de l'environnement et l'amélioration de la gouvernance nationale .

INTRODUCTION

I-Notion de Réseau
I-1-Réseau informatique, Noms de Domaine et Nommage de l'Internet
A - Définition
B – Evolution de l’Internet 1-Historique 2-Origines 3-Technique 4-Infrastructure
câbles
Fibre Optique 1- définition 2- avènement de la Fibre Optique 3- principe 4- caractéristiques 5- fabrication
5- Pré requis 6- Protocoles et services de l’Internet
C – La Toile, www*.
1-Historique et Terminologie 2-Architecture 3-Ressources 4-Conception 5-Technologie 6- Notion de sous réseau
D -Internet au Cameroun*
1-caractéristiques 2-Etendue du service 3- Protocoles et services 4- Fournisseurs d’accès 5- Technologies utilisées 6- Politique Générale pour les Inforoutes Camerounaises 7-Nommage et Gestion du Domaine Cameroun ou .cm
I- 2– l’Adresse
1- adresse électronique 2-adresse IP 3- adresse web 4- adresse Mac 5- adresse Mémoire
II- Réseau Postal du Cameroun
II-1 – Caractéristiques*
1-Contexte 2-Organisation 3-Produits et Services 4-Faiblesse des structures postales
II-2 – Adressage et Confection d’un Code Postal*
1 - Codification 2 -système d’Adressage 3 - Base de Données et apport des réseaux numériques.
CONCLUSION

I N T R O D U C T I O N

L’efficacité d’un réseau de distribution du courrier est étroitement liée à la satisfaction réciproque que ce réseau procure aussi bien à l’expéditeur qu' au destinataire d’un objet de correspondance à lui confié . Mais le traitement du courrier en lui-même, tient compte de plusieurs paramètres et surtout de l’appui de certains instruments qui participent de cet objectif. L’un des outils déterminants pour une meilleure distribution du courrier est la bonne organisation du système d’adressage qui, généralement repose sur une codification fiable ; élément essentiel dont ne dispose pas encore le réseau postal national.
Afin de s’adapter à la dynamique du temps et de s’arrimer au modèle international auquel sont parvenus de nombreux pays à travers le monde, il est devenu impérieux pour le Cameroun, d’adopter son code qui permet de planifier le développement d’une véritable économie postale. Cette opération est rendue complexe par son aspect onéreux et surtout, par l’inorganisation et la prolifération anarchique de l’habitat spontané dans un déploiement d’agglomérations urbaines en plein essor.
Au delà d’une politique d’aménagement du territoire concertée et bien pensée, l'apparition salutaire des technologies mobiles qui se substituent progressivement au téléphone filaire pour résorber la demande insistante et exponentielle notable dès les années 1990, vient inspirer la réflexion et continuera sans doute de faire école.
A cet égard, autant l’acquisition d’un micro-ordinateur connecté à un réseau Informatique ne conditionne pas la réalisation d’infrastructures routières, ferroviaires ou énergétiques d’envergure, mais somme toute coûteuses pour une économie camerounaise fragile et en cours de restructuration, autant l’on pourrait envisager que les protocoles et services de l’ Internet facilitent l’établissement d’un adressage postal qui garantisse la localisation virtuelle et physique des personnes et collectivités territoriales.
Au cours de la présente étude, la détermination d’un code et d’un système d’adressage destinés à la confection d’une carte numérique de l’espace postal du Cameroun (II), sera soutenue par une interface comparative qui fera notamment ressortir l’évolution et l’interaction des réseaux informatiques et postaux, à travers leurs composantes respectives que sont l’adresse IP, les noms de domaine d’une part, et de l’adresse postale d’autre part (I).

I-'!!!' Notion de Réseau
La littérature sociologique et politique sur les réseaux, notion aux multiples usages, s’est développée de manière exponentielle au cours des dix dernières années. Les réseaux ne constituent pourtant pas une réalité nouvelle. Pour autant, la majorité des auteurs s’accordent pour dire que l’expansion des réseaux dans de multiples domaines (Postes, Télécommunications, Transports, Energie, etc) constitue l’un des aspects importants des transformations sociales de notre époque.
Les réseaux se caractérisent avant tout par la multiplicité quantitative et qualitative de rapports entre des composantes à géométrie variable, favorisant des liens relativement horizontaux plutôt que verticaux, fluides et éphémères plutôt qu’institués. Selon H. Mürle, (1998 ) un réseau est « un ensemble de relations entre tous les acteurs impliqués dans un processus » .C’est aussi, « une structure d’interconnexion instable composée d’éléments en interaction dont la variabilité suit quelques règles de fonctionnement » (P. Musso ,1998)) , ou un « mouvement faiblement institutionnalisé réunissant des individus et des groupes dans une association dont les termes sont variables et sujets à une réinterprétation en fonction des contraintes qui pèsent sur elle. C’est une organisation dont la dynamique vise à la perpétuation et à la progression des activités de ses membres. » (A. Colonomas ,1999 ).
Si les nouvelles technologies de la communication ont permis la mise en œuvre matérielle des réseaux à une échelle inégalée et dans différents domaines de la société, ces changements organisationnels ne se limitent pas à des conséquences de ces innovations technologiques mais sont également liés à de profonds changements culturels (Castells, 1998). C’est particulièrement le cas dans la société civile dans laquelle ces nouvelles technologies permettant l’organisation en réseau répondent à un réel besoin exprimé avant leur apparition. Ainsi, en 1988, certains analystes ont pensé que « pour ce qui est de la convergence organisationnelle et de la formation de coalition, devant permettre de transformer la société, la création de canaux de communication horizontaux et de liens organisationnels verticaux posent un véritable problème » (Hettne et Friberg, 1988 : 399). C’est-à-dire qu’ « Il faut imaginer des solutions inédites, essentiellement pour donner à chaque groupe particulier les moyens de s’informer, de se renseigner sur les autres groupes. Aussi, seul un réseau décentralisé, non bureaucratique et interculturel (plutôt qu’international) d’individus et de groupes pourrait répondre à ces besoins » (Ager, 1988). Par la suite, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, et en particulier Internet, sont venus apporter des réponses techniques à ces problèmes. Leur usage occupe désormais une place centrale dans la plupart des engagements sociaux actuels.
Dès lors, et indépendamment des procédures et de la technologie sous-jacente, on porte généralement une vue matricielle sur ce qu'est un réseau.
De façon horizontale, un réseau est une strate de trois couches : les infrastructures, les fonctions de contrôle et de commande, les services rendus à l'utilisateur. Un service est une action menée par une personne physique ou morale, une entreprise, une machine ou un programme informatique pour le bien d'une autre, avec ou sans contrepartie. On parle de rendre un service. Le terme service a donc un très large champ d'application.
En Economie, un service ou bien immatériel est une entité intangible dont la production et la consommation sont réalisées simultanément. Certains considèrent qu'il ne consiste pas en une création mais en une transformation, encore que le contenu matériel puisse être infime. En ce sens, un coiffeur, un avocat, un hôpital, un restaurant, un transporteur ou une banque ne produisent pas des biens mais des services. De même pour les intermédiaires (commerce de détail, négociants, courtiers...)
On distingue en général les services marchands des services non marchands, et aussi les services à la personne des services aux entreprises et administrations.
Parmi les services aux entreprises et administrations, on distingue : les services financiers, les assurances,la Poste, les services informatiques, les télécommunications, les transports, la logistique, etc.
De façon verticale, on utilise souvent un découpage géographique : réseau local, réseau d'accès et réseau d'interconnexion.
I-1-'!!'Réseau informatique, Noms de Domaine et Nommage de l'Internet
1.A –'!' Définition
Un Réseau informatique est un ensemble d'ordinateurs reliés entre eux grâce à des lignes physiques et échangeant des informations sous forme de données numériques. C’est aussi un ensemble de moyens matériels et logiciels mis en œuvre pour assurer les communications entre ordinateurs, stations de travail et terminaux informatiques.
Un réseau informatique peut comporter d’autres réseaux différents ou non ; on parle alors de sous réseau. Dans les protocoles de l’Internet (IP), les membres d'un même sous réseau possèdent le même identifiant de réseau, calculable à partir de l'adresse IP et du masque de sous réseau. L'utilisation d'une architecture comprenant des sous réseaux permet une gestion plus aisée du parc informatique avec par exemple un sous réseau par salle ou par service.
Lorsque des réseaux informatiques sont classés suivant leur portée, on parle de découpage géographique et l’on distingue alors : •Le réseau personnel (PAN) qui relie des appareils électroniques personnels ; •le réseau local (LAN) relie les ordinateurs ou postes téléphoniques situés dans la même pièce ou dans le même bâtiment ; •le réseau métropolitain (MAN) est un réseau à l'échelle d'une ville ; •le réseau étendu (WAN) est un réseau à grande échelle qui relie plusieurs sites ou des ordinateurs du monde entier.
Un réseau peut aussi être classé en fonction de son utilisation et des services qu'il offre. Dans ce cas, il obéit à un découpage fonctionnel. Ce découpage recoupe également la notion d'échelle. Ainsi, pour les réseaux utilisant les technologies Internet appartenant à la famille des protocoles TCP/IP, on parle de : •Intranet ou réseau interne d'une entité organisationnelle •Extranet : s’agissant de réseau externe d'une entité organisationnelle •Internet: pour le Réseau des réseaux interconnectés à l'échelle de la planète.

2.B – '!!'Evolution de l’Internet
1-Historique
A la fin des années 1960, les autorités militaires américaines, en pleine guerre froide, s’interrogeant sur la vulnérabilité de leur système de communication, décident d’une collaboration entre diverses universités et le département américain de la Défense et de plancher sur la conception d'un système de réseau fiable devant comprendre un routage dynamique. En fait, si l'une des liaisons du réseau était attaquée par l'ennemi, les données y circulant seraient automatiquement dirigées vers d'autres liaisons. Ce réseau d'un genre nouveau vit le jour sous le nom d'ARP Anet.
A la fin des années 80, la NSF (National Science Foundation) qui dépend de l'administration américaine, met en place cinq centres informatiques surpuissants, auxquels les utilisateurs pouvaient se connecter, quelque soit le lieu où ils se trouvaient aux Etats Unis : ARPAnet devenait ainsi accessible sur une plus grande échelle. Le système rencontra un franc succès et, après une mise à niveau conséquente du matériel et des lignes), s'ouvrit au trafic commercial au début des années 90. Cette période marque, véritablement la naissance d'Internet tel que nous le connaissons aujourd'hui : c’est-à-dire le réseau reliant tous ces réseaux parlant le même langage, connu sous le nom de norme TCP/IP (Transmission Control Protocol/ Internet Protocol) qui permet à des ordinateurs différents de communiquer aisément entre eux.
2-Origines
Mais déjà, les mémoires que J.C.R. Licklider du Massachusetts Institute of Technology (MIT) a écrit en août 1962 sont les plus anciens textes faisant état des interactions sociales qui seraient possibles avec un réseau d’ordinateurs. Ce qui devait notamment faciliter les communications entre chercheurs du Defence Advanced Research Projects Agency (DARPA). En octobre1962, Licklider devint le premier chef du programme de recherche en informatique du DARPA et réussit à convaincre ses successeurs Ivan Sutherland, Bob Taylor et le chercheur du MIT Lawrence G. Roberts de l'intérêt des réseaux informatiques.
En1961, Leonard Kleinrock du MIT avait publié le premier texte théorique sur les télécommunications par paquets et en 1964 il publia le premier livre sur le sujet.
En 1965, Roberts testa avec Thomas Merrill la première connexion informatique à longue distance, entre le Massachusetts et la Californie. Le résultat montra que des ordinateurs pouvaient travailler ensemble à distance, mais que le mode de télécommunication par établissement de circuit du système téléphonique était inadapté. Le concept de communication par paquets de Kleinrock s'imposa.
En 1966, Roberts fut engagé par Taylor au DARPA pour concevoir l'ARPANET. Il publia les plans en 1967. En présentant ce texte, il découvrit deux autres groupes de chercheurs travaillant indépendamment sur le même sujet : un groupe du National Physical Laboratory (NPL) du Royaume-Uni avec Donald Davies et Roger Scantlebury, et un groupe de la RAND Corporation avec Paul Baran.
Entre 1962 et 1965, le groupe de la RAND avait étudié la transmission par paquets pour l'armée américaine. Le but était de pouvoir maintenir les télécommunications en cas d'attaque (éventuellement atomique), ce que permet une transmission par paquets dans un réseau non centralisé. Il s'agissait d'un développement indépendant d'ARPANET : bien que probablement robuste face à une telle attaque, ARPANET n'a pourtant été conçu que pour faciliter les télécommunications entre chercheurs. Le rapport de Paul Baran est resté purement théorique, et est rapidement tombé dans l'oubli. Mais le mythe d'« ARPANET comme dernier rempart à une attaque atomique » trouve là son origine.
Pendant ce temps-là, au British National Physical Laboratory, l'équipe de Donald Davies avait progressé : NPL Network, le premier réseau maillé fondé sur la transmission de datagrammes (packets) était fonctionnel. En août 1968, le DARPA accepta de financer le développement du matériel de routage des paquets d'ARPANET. Ce développement fut confié en décembre à un groupe de la firme BBN (Bolt Beranek and Newman) de Boston. Ce dernier travailla avec Robert E. Kahn (Bob Kahn) sur l'architecture du réseau. Roberts améliorait les aspects topologiques et économiques du réseau. Kleinrock préparait des systèmes de mesure du réseau.
En septembre 1969, BBN installa le premier équipement à l'université de Californie (UCLA) où travaillait Kleinrock. Le second nœud du réseau fut installé au Stanford Research Institute (SRI) où travaillait Doug Engelbart sur un projet d'hypertexte. Deux nœuds supplémentaires furent ajoutés avec l'université de Santa Barbara et l'université de l'Utah. Fin 1969, ARPANET comptait donc quatre nœuds.
Le Network Working Group (NWG) conduit par Steve Crocker finit le protocole de communication poste à poste NCP en décembre 1970. Ce protocole fut adopté entre 1971 et 1972 par les sites branchés à ARPANET. Ceci permit le développement d'applications par les utilisateurs du réseau.
En 1972, Ray Tomlinson mit au point la première application importante : le courrier électronique. En octobre 1972, Kahn organisa la première démonstration à grande échelle d'ARPANET à l'International Computer Communication Conference (ICCC). C'était la première démonstration publique.
Le concept d'Internet est né d'ARPANET. L'idée était de permettre la connexion entre des réseaux divers : ARPANET, des communications avec les satellites, des communications par radio. Cette idée fut introduite par Kahn en 1972 sous le nom de Internetting. Le protocole NCP d'ARPANET ne permettait pas d'adresser des hôtes hors d'ARPANET ni de corriger d'éventuelles erreurs de transmission. Kahn décida donc de développer un nouveau protocole, qui devint finalement TCP/IP.
En parallèle, le projet Cyclades inspiré par ARPANET était dirigé en France par Louis Pouzin : De nombreuses propriétés de TCP/IP ont ainsi été développées, plus tôt, pour Cyclades. Pouzin et Kahn indiquent que TCP/IP a été inspiré par Cyclades.
En 1973, Kahn demanda à Vinton G. Cerf (parfois appelé père d'Internet) de travailler avec lui, car Cerf connaissait les détails de mise en œuvre de NCP. Le premier document faisant référence à TCP est écrit en 1973 par Cerf : A Partial Specification of an International Transmission Protocol. La première spécification formelle de TCP date de décembre 1974, c'est le RFC 675.
La version initiale de TCP ne permettait que la communication en établissant un circuit virtuel. Cela fonctionnait bien pour le transfert de fichiers ou le travail à distance, mais n'était pas adapté à des applications comme la téléphonie par Internet. TCP fut donc séparé de IP et UDP proposé pour les transmissions sans établissement d'un circuit.
3-Technique
Internet est composé d'une multitude de réseaux répartis dans le monde entier. Chaque réseau est rattaché à une entité propre (université, fournisseur d'accès à Internet, armée) et se voit attribué un identifiant unique appelé Autonomous System (AS). Afin de pouvoir communiquer entre eux, les réseaux s'échangent des données, soit en établissant une liaison directe, soit en se rattachant à un nœud d'échange ou point de peering.
Chaque réseau est donc connecté à plusieurs autres réseaux. Lorsqu'une communication doit s'établir entre deux ordinateurs appartenant à des AS différents, il faut alors déterminer le chemin à effectuer parmi les réseaux. Aucun élément d'Internet ne connaît le réseau dans son ensemble, les données sont simplement redirigées vers un autre nœud selon des règles de routage et Environ 50 % du trafic mondial d’Internet passe par l'État américain de Virginie.
4-Infrastructure
En dehors des équipements internes constitués d’ordinateurs, l’infrastructure Internet représente l’ensemble des éléments structuraux interconnectés qui déterminent la totalité de son ossature.
Il s’agit des câbles dans lesquels circulent des signaux électriques. Ils représentent un espace où aucune atmosphère n'est nécessaire et à l’intérieur duquel circulent des ondes radio. Cette infrastructure comporte également depuis peu, des fibres optiques qui propagent des ondes lumineuses et permettent de relier physiquement des équipements assurant l'interconnexion des moyens physiques et des protocoles. Les équipements de ce réseau sont connectés directement ou non entre eux, selon une topologie quelconque, et indifférente au plan d'adressage qui y est défini.
•Les câbles
Les principaux types de réseaux filaires mis en service par Internet appartiennent aux catégories suivantes : 10BASE5 : câble coaxial épais bande de base ; 10BASE2 : câble coaxial fin bande de base ; 10BASE-T : paires torsadées ; 100BASE-T : paires torsadées (100 mega bits par seconde) les plus généralisées aujourd'hui en réseau local (LAN) ; 1000BASE-T : paires torsadées (1 giga bits par seconde), présent dans les nouveaux ordinateurs mais les concentrateurs sont encore chers.
Plusieurs normes définissent les modalités de fonctionnement des réseaux hertziens, comme par exemple la norme Wi Fi.
Les CPL (Courants Porteurs en Ligne) permettent quant à eux de transporter des flux d'information sur un réseau électrique local.

•La Fibre optique
Loin d'etre au centre de la problèmatique soulevée dans ce document, une analyse technique profonde de cette infrastructure nous incline à lui accorder une importance particulière en raison, de sa construction récente le long de l’oléoduc reliant le Cameroun à la République du Tchad, et de son déploiement en cours sous forme de dorsale ou Backbone du réseau national de transmission, d’une part. Mais également, compte tenu des performances techniques de cet outil dont le Cameroun entend pérenniser l’utilisation par sa production à brève échéance dans le cadre de l’industrialisation de son secteur des Télécommunications et Tics, d’autre part.

a-Définition
Une fibre optique est un fil transparent très fin qui a la propriété de conduire la lumière et qui sert dans les transmissions terrestres et océaniques de données. Elle a un débit d'informations nettement supérieur à celui des câbles coaxiaux et supporte un réseau « large bande » par lequel peuvent transiter aussi bien la télévision, le téléphone, la visioconférence ou les données informatiques.
Entourée d'une gaine protectrice, la fibre optique peut être utilisée pour conduire de la lumière entre deux lieux distants de plusieurs centaines, voire milliers, de kilomètres. Le signal lumineux codé par une variation d'intensité est capable de transmettre une grande quantité d'informations. En permettant les communications à très longue distance et à des débits jusqu'alors impossibles, la fibres optiques a constitué l'un des éléments clef de la révolution des télécommunications optiques. Ses propriétés sont également exploitées dans le domaine des capteurs (température, pression, etc.) et dans l'imagerie.
Un nouveau type de fibres optiques, les fibres à cristaux photoniques, a également été mis au point ces dernières années, qui permet des gains significatifs de performances dans le domaine du traitement optique de l'information par des techniques non linéaires, dans l'amplification optique ou bien encore dans la génération de supercontinuums utilisables par exemple dans le diagnostic médical .
b- Avènement de la fibre optique
Le principe de la fibre optique a été développé dans les années 1970 dans les laboratoires de la firme Corning, mais la possibilité de transporter de la lumière le long de fines fibres de verre fut exploitée au cours de la première moitié du XXe siècle. En 1927, Baird et Hansell tentèrent de mettre au point un dispositif d'images de télévision à l'aide de fibres. Hansell put faire breveter son invention, mais elle ne fut jamais vraiment utilisée. Quelques années plus tard, soit en 1930, Heinrich Lamm réussit à transmettre l'image d'un filament de lampe grâce à un assemblage rudimentaire de fibres de quartz. Cependant, il était encore difficile à cette époque de concevoir que ces fibres de verre puissent trouver une application.
La première application fructueuse de la fibre optique eut lieu au début des années 1950, lorsque le fibroscope flexible fut inventé par van Heel et Hopkins. Cet appareil permettait la transmission d'une image le long de fibres en verre. Il fut particulièrement utilisé en endoscopie, pour observer l'intérieur du corps humain, et pour inspecter des soudures dans des réacteurs d'avion. Malheureusement, la transmission ne pouvait pas être faite sur une grande distance étant donné la piètre qualité des fibres utilisées.
Les télécommunications par fibre optique ne furent pas possibles avant l'invention du laser en 1960. Le laser offrit en effet l'occasion de transmettre un signal avec assez de puissance sur une grande distance. Dans sa publication de 1964, Charles Kao, des Standard Telecommunications Laboratories, décrivit un système de communication à longue distance et à faible perte en mettant à profit l'utilisation conjointe du laser et de la fibre optique. Peu après, soit en 1966, il démontra expérimentalement, avec la collaboration de Georges Hockman, qu'il était possible de transporter de l'information sur une grande distance sous forme de lumière grâce à la fibre optique. Cette expérience est souvent considérée comme la première transmission de données par fibre optique. Cependant, les pertes dans une fibre optique étaient telles que le signal disparaissait au bout de quelques centimètres, non par perte de lumière, mais parce que les différents chemins de réflexion du signal contre les parois finissaient par en faire perdre la phase. Cela la rendait peu avantageuse par rapport au fil de cuivre traditionnel. Les pertes de phase entraînées par l'usage d'une fibre de verre homogène constituaient le principal obstacle à l'utilisation courante de la fibre optique.
En 1970, trois scientifiques de la compagnie Corning Glass Works de New York, Robert Maurer, Peter Schultz et Donald Keck, produisirent la première fibre optique avec des pertes de phase suffisamment faibles pour être utilisée dans les réseaux de télécommunications (20 décibels par kilomètre ; aujourd'hui la fibre conventionnelle affiche des pertes de moins de 0,25 décibel par kilomètre pour la longueur d'onde 1550 nm utilisée dans les télécommunications). Leur fibre optique était en mesure de transporter 65 000 fois plus d'informations qu'un simple câble de cuivre.
Le premier système de communication téléphonique optique fut installé au centre-ville de Chicago en 1977. On estime qu'aujourd'hui plus de 80% des communications à longue distance sont transportées le long de plus de 25 millions de kilomètres de câbles à fibres optiques partout dans le monde.
La fibre optique s'est dans une première phase (1984 à 2000) limitée à l'interconnexion des centraux téléphoniques, seuls justifiables de son énorme débit. Avec la baisse des coûts entraînée par sa fabrication en masse et les besoins croissants des particuliers en très haut débit, on envisage depuis 2005 son arrivée même chez les particuliers (FTTH).
À l'époque des Grecs anciens, le phénomène du transport de la lumière dans des cylindres de verre était déjà connu. Il était, semble-t-il, mis à profit à merveille par des artisans du verre pour créer de magnifiques pièces décoratives. De plus, les techniques de fabrication utilisées par les artisans vénitiens de la Renaissance pour fabriquer les « millefiori » ressembleraient beaucoup aux techniques de fabrication de la fibre optique actuelle. L'utilisation du verre en conjonction avec la lumière ne date donc pas d'hier.
La première démonstration scientifique du principe de la réflexion totale interne fut faite par le physicien irlandais John Tyndall devant la Société Royale Britannique en 1854. Sa démonstration consistait à guider la lumière dans un jet d'eau déversé d'un trou à la base d'un réservoir. En injectant de la lumière dans ce jet, il put démontrer le principe qui est à la base de la fibre optique. L'idée de courber la trajectoire de la lumière, de quelque façon que ce soit, était plutôt difficile à faire accepter à l'époque puisqu'il était établi que la lumière voyage en ligne droite. Cependant, elle suivait bien la courbure du jet d'eau, démontrant ainsi qu'elle pouvait être déviée de sa trajectoire rectiligne. Par la suite, bon nombre de nouvelles inventions utilisant le principe de la réflexion totale interne virent le jour, comme les fontaines lumineuses ou les dispositifs permettant de transporter la lumière dans des cavités du corps humain.
On doit la première tentative de communication optique à Alexander Graham Bell, connu pour la commercialisation du téléphone inventé quelques années plus tôt par l'italien Antonio Meucci. En effet, il mit au point le photophone au cours des années 1880. Cet appareil permettait de transmettre la lumière sur une distance de 200 mètres. La voix, amplifiée par un microphone, faisait vibrer un miroir qui réfléchissait la lumière du soleil. Quelque 200 mètres plus loin, un second miroir captait cette lumière pour activer un cristal de sélénium et reproduire le son voulu. Le récepteur de cet appareil était presque identique à celui du premier téléphone. Bien qu'opérationnelle en terrain découvert, cette méthode s'avéra peu utilisée. La pluie, la neige et les obstacles qui empêchaient la transmission du signal condamnèrent l'idée de Bell, bien qu'il considérait lui-même que le photophone était sa plus grande invention, puisqu'il permettait une communication sans fil.
c- Principe
La fibre optique est un guide d'onde qui exploite les propriétés réfractrices de la lumière. Elle est habituellement constituée d'un cœur entouré d'une gaine. Le cœur de la fibre a un indice de réfraction légèrement plus élevé (différence de quelques millièmes) que la gaine et peut donc confiner la lumière qui se trouve entièrement réfléchie de multiples fois à l'interface entre les deux matériaux (en raison du phénomène de réflexion totale interne). L’ensemble est généralement recouvert d’une gaine plastique de protection.
Lorsqu'un rayon lumineux entre dans une fibre optique à l'une de ses extrémités avec un angle adéquat, il subit de multiples réflexions totales internes. Ce rayon se propage alors jusqu'à l'autre extrémité de la fibre optique sans perte, en empruntant un parcours en zigzag. La propagation de la lumière dans la fibre peut se faire avec très peu de pertes même lorsque la fibre est courbée. Une fibre optique est souvent décrite selon deux paramètres.
•Le premier est la différence d'indice normalisé, qui donne une mesure du saut d'indice entre le cœur et la gaine ; •Le second est l'ouverture numérique de la fibre (N.A. pour Numerical Aperture). Concrètement, ce paramètre est le sinus de l'angle d'entrée maximal de la lumière dans la fibre pour que la lumière puisse être guidée sans perte. Cet angle est mesuré par rapport à l'axe de la fibre .
Il existe plusieurs types de fibre optique. Dans la fibre à saut d'indice, l'indice de réfraction change brutalement entre le cœur et la gaine. Dans la fibre à gradient d'indice, ce changement d'indice est beaucoup plus progressif. Dans les fibres à cristaux photoniques, l'écart d'indice entre les différents matériaux (en général la silice et l'air) est beaucoup plus important. Dans ces conditions, les propriétés physiques du guidage diffèrent sensiblement des fibres à saut d'indice et à gradient d'indice.
Dans le domaine des télécommunications optiques, le matériau privilégié est la silice très pure car elle présente des pertes optiques très faibles. Quand l'atténuation n'est pas le principal critère de sélection, on peut également mettre en œuvre des fibres en matière plastique.
Un câble de fibres optiques contient en général plusieurs paires de fibres, chaque fibre conduisant un signal dans chaque sens. Lorsqu'une fibre optique n'est pas encore alimentée, on parle de fibre optique noire.
. d-Caractéristiques
Les principaux paramètres qui caractérisent les fibres optiques utilisées pour les transmissions sont les suivants :

  • Atténuation

L'atténuation caractérise l'affaiblissement du signal au cours de la propagation.%% Le principal atout des fibres optiques est une atténuation extrêmement faible. L'atténuation va varier suivant la longueur d'onde.
Les fibres en silice connaissent un minimum d'atténuation vers 1 550 nm. Cette longueur d'onde proche de l'infrarouge sera donc privilégiée pour les communications optiques. Si l'on désire transmettre l'information sur des milliers de kilomètres, il faudra avoir recours à une réamplification périodique du signal, le plus généralement par l'intermédiaire d'amplificateurs optiques qui allient simplicité et fiabilité. Mais Il est à noter que le signal subira des pertes supplémentaires à chaque connexion entre fibres, que ce soit par des traverses ou bien par soudure, cette dernière technique réduisant très fortement ces pertes.

  • Dispersion chromatique

La dispersion chromatique caractérise l'étalement du signal lié à sa largeur spectrale (deux longueurs d'ondes différentes ne se propagent pas exactement à la même vitesse). Cette dispersion dépend de la longueur d'onde considérée et résulte de la somme de deux effets : la dispersion propre au matériau, et la dispersion du guide, liée à la forme du profil d'indice. Il est donc possible de la minimiser en adaptant le profil. Pour une fibre en silice, le minimum de dispersion se situe vers 1300-1310 nm.

  • Non-linéarité

Un canal de transmission est dit non linéaire lorsque sa fonction de transfert dépend du signal d’entrée.

  • Dispersion modale de polarisation (PMD)

La dispersion modale de polarisation caractérise l'étalement du signal. Ce phénomène est dû à des défauts dans la géométrie des fibres optiques qui entraînent une différence de vitesse de groupe entre les modes se propageant sur différents axes de polarisation de la fibre.

  • Longueur d'onde de coupure et fréquence normalisée

La longueur d'onde de coupure est la longueur d'onde en dessous de laquelle la fibre n'est plus monomode. Les fibres optiques peuvent être classées en deux catégories selon leur diamètre et la longueur d'onde utilisée.

  • Les fibres multimodes, ont été les premières sur le marché. Elles ont pour caractéristiques de transporter plusieurs modes (trajets lumineux) simultanément. Du fait de la dispersion modale, on constate un étalement temporel du signal. En conséquence, elles sont utilisées uniquement pour des bas débits et de courtes distances. La dispersion modale peut cependant être minimisée (à une longueur d'onde donnée) en réalisant un gradient d'indice dans le cœur de la fibre. Elles sont caractérisées par un diamètre de cœur de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de micromètres (les cœurs en multimodes sont de 50 ou 62.5 microns pour le bas débit).
  • Pour de plus longues distances et/ou de plus hauts débits, on préfère utiliser des fibres monomodes (dites SMF, pour Single Mode Fiber), qui sont technologiquement plus avancées car plus fines. Une fibre monomode n'a pas de dispersion intermodale. En revanche, il existe un autre type de dispersion: la dispersion intramodale. Son origine est la largeur finie de la longueur d'onde d'émission. Toutes les longueurs d'onde ne se propagent pas à la même vitesse dans le guide ce qui induit un élargissement de l'impulsion dans la fibre optique. On l'appelle aussi dispersion chromatique (cf. plus haut "Dispersion chromatique"). Ces fibres monomodes sont caractérisées par un diamètre de cœur de seulement quelques micromètres (le cœur monomode est de 9 microns pour le haut débit).

f-Principe de Fabrication d'une fibre optique de silice
La première étape est la réalisation d'un barreau de silice très pure, d'un diamètre de plusieurs centimètres. La composition au cœur du barreau est adaptée de façon à modifier l'indice de réfraction du verre. On utilise en particulier le germanium pour augmenter l'indice de réfraction. Il existe différents procédés pour obtenir ce barreau: dépôt de couches dans un tube de quartz (CVD), dépôt externe autour d'un mandrin (OVPO), dépôt axial (VAD). Tous font appel à des réactions en phase vapeur, ce qui permet d'obtenir un matériau très pur. Les dopants sont injectés sous forme de chlorures (gazeux) dans le tube, oxydés au passage du chalumeau, et les suies se déposent en aval du chalumeau. Un autre passage du chalumeau, à plus haute température, vitrifie le dépôt obtenu. Le tube est ensuite assoupli par un chauffage plus fort, tout en restant en rotation, et se rétrécit lentement. Un dernier passage du chalumeau, plus lent et soigneusement contrôlé pour éviter la formation de bulles, referme le tube.
Le barreau subit ensuite un étirage dans une tour de fibrage, en plaçant l'extrémité dans un four porté à une température voisine de 2 000 °C. Il est alors transformé en une fibre de plusieurs centaines de kilomètres, à une vitesse de l'ordre du kilomètre par minute. La fibre est ensuite revêtue d'une double couche de résine protectrice (cette couche peut être déposée par la tour de fibrage, juste après l'étirement) avant d'être enroulée sur une bobine. Cette couche est particulièrement importante pour éviter toute humidité, car la fibre devient cassante sous l'effet de l'eau : l'hydrogène interagit avec la silice, et toute faiblesse ou micro-entaille est amplifiée

5-Pré requis
Faire partie d'Internet, en tant que réseau des réseaux informatiques, nécessite d'être connecté à un réseau IP pour grand public, du matériel et des logiciels sont nécessaires : •Canal de communication : oLignes téléphoniques : &analogiques : RTC, xDSL &numériques : RNIS oFibre optique ocâble osatellite •Fournisseur d'accès à Internet (FAI) ou ISP ( Internet Service Provider) •Client pour le protocole réseau utilisé (PPP, PPPoX, Ethernet, ATM, etc.) D'autres logiciels sont eux nécessaires pour exploiter Internet suivant les usages. •World Wide Web : un navigateur Web •Messagerie électronique : un client SMTP et POP(POP3) ou IMAP / IMAP4 •Transferts de fichiers : un client ou un serveur FTP (File Transfert Protocol) D'autres encore assurent la sécurité, par exemple : •Pare-feu
6-Protocoles et services de l’Internet
Internet est un réseau informatique à l'échelle du monde, reposant sur le protocole de communication IP (Internet Protocol), et qui rend accessible au public des services comme le courrier électronique et le web. Ses utilisateurs sont désignés par le néologisme internaute. Internet ayant été popularisé par l'apparition du web (www est l'abréviation de World Wide Web, littéralement la Toile Mondiale), les deux sont parfois confondus par un public non averti. En réalité, le web est une des applications d'Internet, comme le sont le courrier électronique, Le courrier électronique ou courriel (ou email - electronic mail ) désigne le service de transfert de messages envoyés par un système de messagerie électronique via un réseau informatique (aujourd'hui Internet) vers la boîte aux lettres électronique d'un destinataire choisi par l'émetteur. « Service de correspondance qui permet l'échange de messages électroniques à travers un réseau informatique. » (OQLF) Le courrier électronique, désigne également le message échangé par ce moyen. La terminologie officielle française donne la définition suivante : « courriel, n.m. : Document informatisé qu’un utilisateur saisit, envoie ou consulte en différé par l’intermédiaire d’un réseau » . Ce document est le plus souvent un texte, mais peut être aussi une image, un son, une vidéo, voire une combinaison texte - image(s) - son(s) - vidéo(s). la messagerie instantanée est l'ensemble des systèmes de partage de fichiers poste à poste. Par ailleurs, du point de vue de la confidentialité des communications, il importe de distinguer l'Internet (accès mondial) de l'extranet, réseau d'interconnexion avec les partenaires d'une entreprise , et l'intranet, qui est un réseau interne à une entreprise.
Ainsi, pour désigner l'ensemble Internet, extranet, intranet, il faut employer l'expression net : le net. Internet fonctionne suivant un modèle en couches, calqué sur le modèle OSI. Les éléments appartenant aux mêmes couches utilisent un protocole de communication pour s'échanger des informations. Un protocole est un ensemble de règles qui définissent un langage afin de faire communiquer plusieurs ordinateurs. Ils sont définis par des normes ouvertes, les RFC. Chaque protocole a des indications particulières et, ensemble, ils fournissent un éventail de moyens permettant de répondre à la multiplicité et à la diversité des besoins sur Internet. Les principaux sont les suivants : •IP (Internet Protocol) : protocole réseau qui définit le mode d'échange élémentaire entre les ordinateurs participant au réseau en leur donnant une adresse unique sur le réseau. oTCP : responsable de l'établissement de la connexion et du contrôle de la transmission. C'est un protocole de remise fiable. Il s'assure que le destinataire a bien reçu les données, au contraire d'UDP. &HTTP (Hyper Text? Transfer Protocol) : protocole mis en œuvre pour le chargement des pages Web. &HTTPS : pendant du HTTP pour la navigation en mode sécurisé. &FTP (File Transfer Protocol) : protocole utilisé pour le transfert de fichiers sur Internet. &SMTP (Simple Mail Transfer Protocol) : mode d'échange du courrier électronique en envoi. &POP3 (Post Office Protocol version 3) : mode d'échange du courrier électronique en réception. &IMAP (Internet Message Access Protocol) : un autre mode d'échange de courrier électronique. &IRC (Internet Relay Chat) : protocole de discussion instantanée.
&NNTP (Network News Transfert Protocol) : protocole de transfert de message utilisé par les forums de discussion Usenet
&SSL ou TLS : protocoles de transaction sécurisée, utilisés notamment pour le paiement sécurisé. oUDP : permet de communiquer, de façon non fiable mais légère, par petits datagrammes. &DNS (Domain Name System) : système de résolution de noms Internet. oICMP (Internet control message protocol) : protocole de contrôle du protocole IP. Indépendamment du transfert entre deux points, quelques protocoles sont nécessaires aussi pour que les passerelles puissent s'échanger des informations de routage. Ce sont Interior Gateway Protocol (IGP), Exterior Gateway Protocol (EGP) et Border Gateway Protocol (BGP).

3.C –'!!' La Toile, www.

Le World Wide Web, communément appelé le Web, parfois la Toile, littéralement la « toile (d'araignée)1 mondiale », est un système hypertexte public fonctionnant sur Internet et qui permet de consulter, avec un navigateur Web, des pages Web mises en ligne dans des sites Web. L'image de la toile vient des hyperliens qui lient les pages Web entre elles.
Le Web n'est qu'une des applications d'Internet, avec le courrier électronique, la messagerie instantanée, Usenet, etc. Le Web a été inventé plusieurs années après Internet, mais c'est le Web qui a rendu les médias grand public attentifs à Internet. Depuis, le Web est fréquemment confondu avec Internet ; en particulier, le mot Toile est souvent utilisé de manière très ambiguë.
1-Historique et Terminologie
La Toile (le World Wide Web en anglais) est sans doute la dernière utopie après la chute du Communisme et partage toutes les caractéristiques propres aux utopies effectivement mises en place. D´une part la Toile se base sur des principes abstraits et elle est guidée par un certain idéalisme mais d´autre part les intérêts privés ont tendance à reprendre le dessus et à combattre les principes d´origines.
La Toile est guidée par un certain idéalisme de base. Celui qu´on peut considérer comme l´inventeur de la Toile, le britannique Sir Tim Berners-Lee, inventeur du premier navigateur, du protocole d´écriture HTTP et président du World Wide Web Consortium a en effet abandonné tous ses droits afin de permettre la rapide diffusion du protocole http et de l´idée de Toile en général. En outre, il a toujours insisté sur l´idée que la Toile devait être un système non hiérarchisé où les liens se font directement par hypertexte et non par un nœud centralisant les informations. La Toile quelque part permet même la réalisation d´un vieux rêve de réorganisation de l´information selon non plus des modèles linéaires mais par hypertexte exposé pour la première fois par Vannevar Bush. Mais la Toile est aussi déterminée par d´importants intérêts privés venant du fait que l´informatique privée se développe extrêmement rapidement. La multiplication de sites commerciaux en est déjà un signe. Mais il faut bien voir que certaines entreprises ont quasiment tenté de dominer la Toile.
Toute analyse de la Toile se trouve donc au carrefour de plusieurs niveaux de lectures et d´analyse : économie, informatique, technologie. Mais le concept-clé pour le définir reste celui d´utopie appliquée.
2-Architecture
2-1-Modèle mathématique
Le World Wide Web, en tant qu'ensemble de ressources hypertextes, est modélisable en graphe orienté avec les ressources pour sommets et les hyperliens pour arêtes. Du fait que le graphe est orienté, certaines ressources peuvent constituer des puits (ou des cul-de-sac,) : il n'existe aucun chemin vers le reste du Web. À l'inverse, certaines ressources peuvent constituer des sources : il n'existe aucun chemin depuis le reste du Web.
Techniquement, rien ne distingue le World Wide Web d'un quelconque autre web utilisant les mêmes technologies ; d'ailleurs d'innombrables webs privés existent. Dans la pratique, on considère qu'une page d'un site Web populaire, comme un annuaire Web, fait partie du Web. Le Web peut alors être défini comme étant l'ensemble des ressources et des hyperliens que l'on peut récursivement découvrir à partir de cette page, ce qui exclut les sources et les webs privés.

2-2-Exploration du Web
L'exploration récursive du Web à partir de ressources bien choisies est la méthode de base des robots d'indexation des moteurs de recherche. Dans la pratique, plusieurs catégories de ressources découvertes sont souvent ignorées : •les ressources sans accès public, notamment les pages personnelles, administratives ou payantes, protégées par un mot de passe ; •les ressources appartenant à des systèmes distincts et souvent plus anciens que le Web (courrier électronique, Usenet, sites FTP), voire simplement les ressources non servies par un serveur HTTP ou HTTPS ; •les ressources de format de données non supportés ; •les ressources listées dans un fichier d'exclusion des robots ; •les ressources vers lesquels les hyperliens sont créés dynamiquement en réponse aux interrogations des visiteurs.
En 2004, les moteurs de recherche indexent environ 4 milliards de ressources.
2-3-Web profond
Le « Web profond » ou « Web invisible » est la partie du Web qui n'est pas explorée par les robots d'indexation et donc introuvable avec les moteurs de recherche généralistes. Des études indiquent que la partie invisible du Web représente plus de 99% du Web. Le Web profond est notamment fait des ressources dans un format de donnée incompatible avec les moteurs de recherche, des ressources contenues dans des sites Web si grand que les robots d'indexation renoncent à les indexer entièrement et des ressources qui n'ont pas d'adresse connue. Ces dernières ressources proviennent généralement de bases de données et sont servies en réponse aux requêtes entrées par les visiteurs.
2-4-Serveurs publics
L'exploration récursive n'est pas le seul moyen utilisé pour indexer le Web et mesurer sa taille. L'autre solution consiste à mesurer l'infrastructure informatique connectée à Internet pour héberger des sites Web. Au lieu de suivre des hyperliens, cette méthode consiste à utiliser les noms de domaine enregistrés dans le Domain Name System et essayer de se connecter à tous les serveurs Web potentiels. C'est notamment la méthode utilisée par la société Netcraft, qui publie régulièrement les résultats de ses explorations, dont les mesures de popularité des serveurs HTTP. Cette mesure porte plus sur l'utilisation des technologies du Web que sur le Web lui-même. Elle permet notamment de trouver des sites publics qui ne sont pas liés au World Wide Web.
2-5-Intranets et webs privés
Un web disponible sur un intranet est privé. Il est soit totalement séparé du Web, soit une source du Web. Il est une source lorsque l'intranet est relié à Internet et qu'un hyperlien du web pointe sur une ressource du Web. Les liens depuis le Web sont en revanche impossibles car par définition un intranet n'offre pas d'accès public.
Une source peut aussi se trouver sur Internet. En ce cas, elle constitue un web virtuellement privé, car le public ne peut pas le découvrir en suivant des hyperliens.
2-6-Archivage
Le Web change constamment : les ressources ne cessent d'être créées, modifiées et supprimées. Il existe quelques initiatives d'archive du Web dont le but est de permettre de retrouver ce que contenait un site à une date donnée. Le projet Internet Archive est l'un d'eux.

3-Ressources
Les divers types de ressource du Web ont des usages assez distincts : •les ressources constituant les pages Web : documents HTML, images JPEG ou PNG ou GIF, scripts Java Script?, feuilles de style CSS, sons, animations ; •les ressources accessibles depuis une page Web mais consultables avec une interface particulière : flux audio, flux vidéo ; •les ressources conçues pour être consultées séparément : documents (PDF, Post Script?, Word, etc), fichier texte, images de tout types, morceaux de musique, vidéo, fichiers à sauvegarder ; •les ressources appartenant à des systèmes bien distincts du Web : forums Usenet, boîtes aux lettres électronique, fichiers locaux.
3-1Documents HTML
Le document HTML est la principale ressource d'une page Web, celle qui contient les hyperliens, qui contient et structure le texte, qui lie et dispose les ressources multimédias. Un document HTML contient uniquement du texte : le texte consulté, le texte en langage HTML plus d'éventuels autres langages de script ou de style. La présentation de documents HTML est la principale fonctionnalité d'un navigateur Web. HTML laisse au navigateur le soin d'exploiter au mieux les capacités de l'ordinateur pour présenter les ressources. Typiquement, la police de caractère, la longueur des lignes de texte, les couleurs, etc, doivent être adaptées au périphérique de sortie (écran, imprimante, etc).
3-2-Multimédia
Les éléments multimédias proviennent toujours de ressources indépendantes du document HTML. Les documents HTML contiennent des hyperliens pointant sur les ressources multimédias, qui peuvent donc être éparpillées sur Internet. Les éléments multimédias liés sont automatiquement transférés pour présenter une page Web. Seul l'usage des images et des petites animations est standardisé. Le support du son, de la vidéo, d'espaces tridimensionnels ou d'autres éléments multimédias repose encore sur des technologies non standardisées. De nombreux navigateurs Web proposent la possibilité de greffer des logiciels (plugin) pour étendre leurs fonctionnalités, notamment le support de types de média non standard.
Les flux (audio, vidéo) nécessitent un protocole de communication au fonctionnement différent de HTTP. C'est une des raisons pour lesquelles ce type de ressource nécessite souvent un plugin et est mal intégré aux pages Web.
3-3-Images
Il s'agit notamment des images intégrées aux pages Web. L'usage du format de données JPEG est indiqué pour les images naturelles, principalement les photographies. L'usage du format de données PNG est indiqué pour les images synthétiques (logos, éléments graphiques). Il est aussi indiqué pour les images naturelles, mais uniquement lorsque la qualité prime totalement sur la durée du transfert.
L'usage du format de données GIF est indiqué pour les petites animations. Pour les images synthétiques, la popularité ancienne de GIF le fait souvent préférer à PNG. Cependant, GIF souffre de quelques désavantages, notamment la limitation du nombre de couleurs et un degré de compression généralement moindre. En outre une controverse a entouré l'usage de GIF de 1994 à 2004 car Unisys a fait valoir un brevet couvrant la méthode de compression.
L'usage d'images de format de données XBM n'est plus à la mode
. 3-4-Scripts
Un langage de script permet d'écrire le texte d'un programme directement exécuté par un logiciel. Dans le cadre du Web, un script est exécuté par un navigateur Web et programme des actions répondant à l'usage que le visiteur fait de la page Web consultée. Un script peut être intégré au document HTML ou provenir d'une ressource liée. Le premier langage de script du Web fut Java Script?, développé par Netscape. Ensuite Microsoft a développé une variante concurrente sous le nom de JScript. Finalement, la norme ECMAScript a été proposée pour la syntaxe du langage, et les normes DOM pour l'interface avec les documents.
3-5-Styles
Le langage CSS a été développé pour gérer en détail la présentation des documents HTML. Le texte en langage CSS peut être intégré au document HTML ou provenir de ressources liées, les feuilles de style. Cette séparation permet une gestion séparée de l'information contenue dans des documents HTML et de sa présentation figurant dans des feuilles de style. On parle aussi de « séparation du fond et de la forme ».
3-6-Autres
La gestion des autres types de ressource dépend des logiciels installés sur l'hôte client et de leurs réglages. Lorsque le logiciel correspondant est disponible, les documents et images de tout types sont généralement automatiquement présentés, selon des modalités (fenêtrage, dialogues) dépendant du navigateur Web et du logiciel gérant le type. Lorsque le type de la ressource n'est pas géré, il est généralement possible de la sauver dans un fichier local.
Pour gérer les ressources de systèmes différents du Web comme le courrier électronique, les navigateurs font habituellement appel à des logiciels séparés. Si aucun logiciel ne gère un type de ressource, un simple message d'erreur l'indique.

4-Conception
4-1-Universalité
Le Web a été conçu pour être accessible avec les équipements informatiques les plus divers : station de travail, terminal en mode texte, ordinateur personnel, PDA, etc. Cette universalité d'accès dépend en premier lieu de l'universalité des protocoles Internet. En second lieu, elle dépend de la flexibilité de présentation des pages Web, offerte par HTML. En outre, HTTP offre aux navigateurs la possibilité de négocier le type de chaque ressource. Enfin, CSS permet de proposer différentes présentations, sélectionnées pour leur adéquation avec l'équipement utilisé.
L'accessibilité du Web pour les individus handicapés est aussi l'objet d'attentions particulières comme la Web Accessibility Initiative.
4-2-Décentralisation
Les technologies du Web n'imposent pas d'organisation entre les pages Web, ni a fortiori entre les sites Web. Toute page du Web peut contenir un hyperlien vers toute autre ressource accessible d'Internet. L'établissement d'un hyperlien ne requiert absolument aucune action du côté de la ressource pointée. Il n'y a pas de registre centralisé d'hyperliens, de pages ou de sites. Le seul registre utilisé est celui du DNS, c'est une base de donnée distribuée qui répertorie des hôtes et est utile à tous les systèmes basés sur Internet.
Cette conception décentralisée devait favoriser, et a favorisé, une augmentation rapide de la taille du Web. Elle a aussi favorisé l'essor de sites spécialisés dans les informations sur les autres sites : les annuaires et les moteurs de recherche. Sans ces sites, la recherche d'information dans le Web serait extrêmement laborieuse. La démarche inverse, le portail Web, tente de concentrer un maximum d'informations et de services dans un seul site.
Une faiblesse de la décentralisation est le manque de suivi lorsqu'une ressource est déplacée ou supprimée : les hyperliens qui la pointaient se retrouvent cassés. Et cela n'est visible qu'en activant l'hyperlien, le résultat le plus courant étant le message d'erreur 404.
4-3-Technologies
1-Pré-existantes
Le Web repose sur les technologies d'Internet, notamment TCP/IP pour assurer le transfert des données, DNS pour convertir les noms d'hôte en adresses IP et MIME pour indiquer le type des données. Les formats d'image numérique GIF et JPEG ont été développé indépendamment.
2-Spécifiques
Trois technologies ont dû être développées pour le World Wide Web : •les URL pour pouvoir identifier toute ressource dans un hyperlien ; •le langage HTML pour écrire des pages Web contenant des hyperliens ; •le protocole de communication HTTP utilisé entre les navigateurs et les serveurs Web, qui permet d'indiquer le type MIME des ressources transférées.
Ces premières technologies ont été normalisées comme les autres technologies d'Internet : en utilisant le processus des Request for Comments. Cela a donné le RFC 1738 pour les URL, le RFC 1866 pour HTML 2.0 et le RFC 1945 pour HTTP/1.0. Le World Wide Web Consortium (W3C) a été fondé en 1994 pour développer et promouvoir les nouveaux standards du Web. Son rôle est notamment de veiller à l'universalité des nouvelles technologies. Des technologies ont également été développées par des entreprises privées.
3-Actuelles
Les principaux standards actuels sont : •XML 1.0 développé pour donner aux langages des balises, dont HTML, une syntaxe plus simple que SGML ; •HTML 4.01 basé sur SGML, et XHTML 1.0 basés sur XML ; •le RFC 2396 (Uniform Resource Identifiers), qui recouvre les URL ; •le RFC 2616 (HTTP/1.1) ; •les feuilles de styles en cascade CSS level 1 et level 2 ; •les modèles de document DOM level 1 et level 2 ; •le langage de script Java Script? pour manipuler les documents ; •les formats d'image numérique PNG, JPEG et GIF.

4- D-'!!' Internet au Cameroun
C’est en 1992que le Réseau Intertropical d'Ordinateurs (RIO) est mis sur pied. Il s’agit d’ un projet de création d’un réseau national pour la recherche et l'éducation initié par l'Institut français pour la recherche et le développement (IFRD)et l'Office de la recherche scientifique dans les territoires d'outre – mer(ORSTOM). Au cours de cette même année, le satellite Cambridge a connecté le Cameroun à son réseau mondial Healthnet ,destiné au personnel de la santé. Deux années plus tard, le noeud Camfido29 (*) est établi à Yaoundé avec pour but la possibilité d'échanger des données à l'aide des informations peu coûteuses. Ici,les transmissions se font par le réseau Greenwet de Londres pour les fax et les données, tandis que le courrier électronique est transmis deux fois par jour ,par des lignes téléphoniques reliées à Intelcam30(*). En 1995, l'Ecole nationale supérieure polytechnique (Ensp) et l'Orstom signent un accord qui autorise l'Ensp à s'occuper de la maintenance de ce réseau qui fonctionne alors douze heures par jour et cinq jours par semaine avec des connexions via Montpellier. Il faudra attendre mars 1997 pour voir installer à Yaoundé, le premier noeud par Intelcam. Plus tard, ce sera à Douala et progressivement dans les grandes villes du pays. Dès l'expérimentation de ces noeuds, de nombreux fournisseurs d'accès ouvriront leurs portes proposant ainsi des services tels que les consultations virtuelles, la construction des sites Internet. Avec la popularisation d'Internet au Cameroun, leur pic d'activités est aujourd'hui la connexion au réseau Internet de nombreuses entreprises et des particuliers.
Le Cameroun compte aujourd’hui environ 20 fournisseurs d’accès contre 3 en 1997-1998 (Camtel, Cenadi et Iccnet) et. La densité des cybercafés est plus importante à Yaoundé, 60 pour un million d’habitants, qu’à Douala, 50 pour 2 millions d’habitants contre sept cybercafés à Yaoundé et Douala confondus en 1998. Le développement des connexions par onde radio qui semblent avoir la faveur des cybercafés a entraîné une baisse régulière des prix pour atteindre aujourd’hui 500 à 300 FCFA la tranche horaire ;contre 2.500 FCFA en 1999. Une connexion de ce type coûte pourtant 2 millions de FCFA à l’installation auxquels il faut rajouter des traites mensuelles qui s’élèvent à environ 250.000 FCFA et qui peuvent atteindre 1 million de FCFA pour des débits de 256 Kbits.
Mais on déplore encore une sous - utilisation des connexions hauts débits dans les grandes entreprises qui résulte du déficit de formation de leur personnel à l’usage des Tics. Par contre dans les cybercafés, l’afflux de clients, pour des connexions de 64 kbits rend les connexions particulièrement lentes.
Le coût de la connexion à domicile, téléphone, modem et ordinateur, étant passé de 72.000 FCFA à 30.000 FCFA actuellement, ce qui fait du Cameroun un des pays les moins chers en la matière,et contribue à détourner les professionnels des cybercafés vers des connexions individuelles. Le courrier électronique supplante petit à petit le courrier postal bien que le réseau téléphonique défectueux rende les connexions lentes et aléatoires. (Source Panapress).
1-caractéristiques
Les communications au Cameroun et les réseaux publics de transmissions de données sont gérées par la Société Cameroon Telecommunications (CAMTEL). Le Ministère des Postes et Télécommunications et l’Agence de Régulation des Télécommunications réglementent le secteur.
Le réseau téléphonique compte 5000 km de faisceaux hertziens (contre à peine 200km de fibre optique) et dessert 6500 abonnés. La densité téléphonique est de 0, 45% (1995) et le taux de numérisation des lignes est de 68%. L’obtention de nouvelles lignes téléphoniques fixes pose cependant certains problèmes.
Les communications internationales sont de bonne qualité, mais leur prix est par contre très élevé. Il en est de même pour l’utilisation des lignes dédiées (comme les réseaux à commutation par paquets). Les communications intérieures par téléphone, par télécopieur et par télex sont difficiles, de mauvaise qualité et plutôt coûteuses. Le Cameroun est relié au reste du monde grâce à deux antennes satellite installées à Yaoundé et à Douala, dont la gestion est assurée par CAMTEL. Cela lui permet de bénéficier de liaisons directes avec 19 pays. Le Cameroun fait partie de trois importantes organisations de télécommunications par satellite : Intelsat (pour le service fixe), Inmarsat (pour le service mobile) et Rascom.
Pour ce qui est de la téléphonie mobile, PTT Cameroon Cellnet a mis en place un réseau en 1994 (système GSM) avec du matériel de Siemens et de Philips. Ce réseau comptait 2485 usagers en 1996. Il y a également deux réseaux de radiocommunication à ressources partagées, pour les communications des entreprises. Depuis 1995, il y a un réseau X25 national à commutation par paquets, CAMPAC, géré par INTELCAM. Il offre un débit de 64 Kbits, via le nœud de transit international de Paris, et a des centres régionaux dans 4 des 10 provinces camerounaises, ainsi que dans les principales villes du pays. Il permet d’accéder aux réseaux X25 étrangers, d’utiliser le vidéotex, le courriel et d’établir des liaisons spécialisées (point à point).

2-Etendue du service
INTERNET est devenu l'un des produits phares de CAMTELdevant le téléphone fixe ,et son réseau est accessible par deux nœuds d’accès au backbone national; de Douala par le câble sous-marin SAT3 à 155 Mbps, et Yaoundé par la Station terrienne de Zamengoé. Au plan interne, de nombreux POP (Point Of Presence) sont installés dans toutes les villes pour rapprocher les abonnés du Réseau .A cet effet, le Cameroun compte un peu plus de 8000 abonnés en 2006. Mais la moyenne des utilisateurs dépasse largement ce chiffre car tous les consommateurs du net ne sont pas abonnés. De même les cybercafés, autres lieux de connexion, foisonnent dans les grandes ou les petites villes du pays et attirent de plus en plus d'utilisateurs.
Désormais, un particulier peut souscrire à un abonnement Internet car les prix baissent régulièrement à la faveur de la multiplication des providers qui servent de passerelle vers Internet. Bien qu'il soit difficile aujourd'hui d'en donner la liste complète, nous pouvons énumérer les principaux fournisseurs d'accès Internet. (Cf. annexe).
3- Protocoles et services
Les protocoles de communication permettent de définir de façon standardisée la manière dont les informations sont échangées entre les équipements du réseau : il s'agit de procédures qui contrôlent le flux d'information entre deux équipements. Des logiciels spécifiques qui gèrent ces protocoles sont installés sur les équipements d'interconnexion comme les commutateurs réseau, les routeurs, les commutateurs téléphoniques, les antennes GSM, etc. Les fonctions de contrôle peuvent être assurées par des protocoles de signalisation ou des tables de routage.
Les services se basent sur les protocoles pour fournir, par exemple : •des transferts de textes (SMS...) •ou de données (internet...), •des communications vocales (téléphone...), •ou des diffusions d'images (télé...). •L’ IRD (ex ORSTOM - Institut français de recherche scientifique pour le développement en coopération) a installé en 1992 RIO Cameroun qui est un Réseau Intertropical d’Ordinateur qui se voulait être un réseau national. Ce réseau est hébergé par l’Ecole Polytechnique de Yaoundé. Contact : etonye@polytech.uninect.cm Adresse postale : BP. 8390 Yaoundé-Cameroun. Tél. : ( 237 ) 22 86 20 / 22 92 99 , Télécopie : ( 237 ) 23 18 41 Services : courrier électronique, transfert de fichiers. Technologie utilisée : Le serveur est un RDI SUN PARC avec 16 Mb de RAM et 1 Go de disque dur. Les liaisons sont lentes 9600 bps, voire 2400 bps. Le serveur fonctionne 12 h / jour et 5 jours par semaine avec 5 connections via Montpellier. •CAMFIDO Projet établi avec l’assistance du projet CABECA ( Capacity Building for Electronic Communication in Africa ) de la Commission des Nations Unies pour l’Afrique, depuis l’Ethiopie. Ce réseau fonctionne depuis 1994 grâce à l’accord et aux efforts combinés de la CABECA et du CHT (Centre of Health Technology ). Contact : cht@cam.healthnet.org Adresse postale : BP. 8390 Yaoundé-Cameroun. Tél. : ( 237 ) 23 01 13 / 22 92 99 , Télécopie : ( 237 ) 23 01 03 Services : courrier électronique, fax, téléconférences. Technologie utilisée : FIDONET Liaison vers INTERNET : 14.4 Kbauds pour les fax et les données via réseau Green Net? de Londres. •HEALTHNET
HEALTHNET a été créé en Avril 1996, avec l’assistance de Satel Life?, une organisation de Cambridge, Massachussets des Etats-Unis d’Amérique. Son rôle est de faciliter l’échange des informations relatives à la santé dans les pays africains. Contact : cht@cam.healthnet.org Adresse postale : BP. 8390 Yaoundé - Cameroun. Tél. : ( 237 ) 23 01 13 / 22 92 99 , Télécopie : ( 237 ) 23 01 03 Service : courrier électronique Technologie utilisée : FIDONET •Le Centre SYFED de Yaoundé Yaoundé (http://www.refer.org Paris (http://www.refer.org/camer ct/) Le Centre SYFED (Système d’Information Francophone d’Edition et de diffusion) de Yaoundé est un projet de l’AUPELF - UREF. Constitué en Octobre 1995, Le Centre SYFED de Yaoundé a réalisé un exemple de serveur " Cameroun contact " Contact : yaounde.crs@aupelf.refer.org Adresse postale : BP. 8114 Yaoundé - Cameroun. Tél. : ( 237 ) 22 87 59, Télécopie : ( 237 ) 22 85 55 Service : courrier électronique, minitel, WEB, FTP... Technologie utilisée : station de travail SUN, terminaux INTERNET, terminaux vidéotex, messagerie électronique... •SDN ( Sustainable Development Network ) Réseau de développement, est le point de départ d’une coopération entre les différents réseaux camerounais, en utilisant au début la technologie uucp X25, mais en espérant avoir dans les prochains mois un accès entier à Internet. Le but de la , qui est sponsorisée par une entreprise américaine, est de rompre l’isolement des réseaux camerounais. Contact : etonye@polytech.uninect.cm Adresse postale : BP. 8390 Yaoundé-Cameroun. Tél. : ( 237 ) 22 86 20 / 22 92 99 , Télécopie : ( 237 ) 23 18 41 Services : courrier électronique.
Par ailleurs, Camtel propose plusieurs services Internet. Les prix dépendent du service et du débit proposé
4- Fournisseurs d’accès Cependant, il compte 7 fournisseurs d’accès, soit en Mai 1998 environ 1600 abonnés par RTC. •CAMTEL
CAMTEL met à la disposition de sa clientèle des liaisons spécialisées, des transmissions de données, les communications d’entreprises, et un accès complet à Internet. Contacts : felix.adama@camnet.cm Adresse postale : Division des études et de la programmation BP 1571 Yaoundé Tél. : (237) 23 40 65. Fax : ( 237) 23 03 03. Télex: 8320 Douala Adresse postale : Intelcam BP 719 Tél.: (237) 40 45 45 FAX (237) 40 22 20 Télex: 5599 Garoua Tél: (237) 27 19 55 FAX: (237) 27 29 90 Bafousam Tél: (237) 44 54 00 FAX: (237) 44 26 26 Services : messagerie, minitel, Web, ftp…
Technologies utilisées •CAMPAC
CAMPAC est un réseau X25 national à commutation par paquets qui existe au Cameroun depuis 1995. Il comprend : o100 accès – Essentiellement les banques. La BICEC dispose de 14 accès. oVitesse : 64 Kbps entre Douala et Yaoundé; 28 800 Kbps dans les zones numériques; 19 600 en moyenne oCoûts

National International

Volume 1200 F CFA/Ksegments 5 000 FCFA/ Ksegments Durée 720 F CFA/ heure 5 000 FCFA/heure oCircuit loué Banque mondiale, Union européenne SITA ( Société Internationale de Transport Aérien) héberge au Cameroun les serveurs de Compuserve. •CAMNET Gère le point .cm depuis janvier 97. ; loue des liaisons spécialisées à UNINET, ICCNET, SUPTELCOM ( Douala), CENADI, Surf on line ( le dernier né) ; près de 1600 abonnés par RTC en 1998; Héberge le site de la Présidence de la République et des Lions Indomptables. •VSAT : L'Installation des VSAT se poursuit à le territoire national. Les banques sont les premiers clients : BICEC, BEAC et APECAM ( Association des Professionnels des Etablissements de Crédit au Cameroun). Coût : Les frais mensuels de location par site sont de 3 à 3,5 millions FCFA. Total Pecten est connecté à 256 Kbps. ESSO est connecté à 64 Kbps. •ICCNET : International Computer Center Network
ICCNET offre à sa clientèle un accès aux services Internet via le Réseau Téléphonique Commuté ( RTC). Contacts : Venant MBOUA BASSOP Adresse postale : BP 4124 Yaoundé Tél. : (237) 22 02 00/ 22 45 32. Fax : ( 237) 23 24 99 Services : hébergement des pages Web, courrier électronique, News, Web, ftp, Gopher… Tarification et facturation ( hors taxes ) Frais de connexion : 20 000 FCFA non remboursable Garantie de consommation suivant la plage horaire choisie : Plage Niveau de consommation Garantie A 2 heures de connexion 5 000 B 5 heures de connexion 10 000 C 10 heures de connexion 20 000 D 20 heures de connexion 35 000 Une facture est dressée à la fin de chaque mois suivant la formule ci-après : Montant facture = Forfait d’entretien + coût horaire x Consommation en heure + taxe Forfait d’entretien : 5000 FCFA Coût horaire : il est déterminé suivant le niveau de consommation ( voir tableau ci-après). Niveau de consommation Coût horaire Moins de 2 heures 2000 Entre 2 heures et 5 heures 1850 Entre 5 heures et 10 heures 1750 Entre 10 heures et 20 heures 1500 Plus de 20 heures 1475

•UNINET et POLYNET
UNINET est un réseau d’interconnectivité des universités camerounaises connecté à Internet. UNINET est aussi un Intranet qui intègre POLYNET. UNINET est un environnement qui comprend 2 serveurs SS20, 6 stations spark, 20 terminaux X type NCD19r repartis dans 2 salles en libre service, des micro-ordinateurs de type PC, et un réseau Ethernet (fibre optique ) qui permet ainsi à des milliers d’enseignants, chercheurs et étudiants d’accéder à Internet. Le domaine créé en Août 97 permet tous les services Internet et entraîne la participation de l’Université de Yaoundé I à des projets d’Université virtuelle. Contacts : etonye@polytech.uninet.cm Adresse postale : BP 4124 Yaoundé Tél. : (237) 22 86 20/ 22 92 99 Fax : ( 237) 23 18 41 Services : Web, courrier électronique, News, Web, ftp, Gopher… •CENADI ( Centre National de Développement de l’Informatique ) Le 29 Avril 1997, le CENADI a bénéficié du projet @frinet pour la réalisation de sa connexion Internet. Celui-ci dispose d’un intranet et d’une équipe formée. @fricanet est un projet financé par le gouvernement canadien à travers ses fonds liés en collaboration avec l’Agence de Coopération Culturelle et Technique ( ACCT ). C’est un projet qui consiste en l’installation des serveurs Internet et à la formation des opérateurs et des utilisateurs - pilotes dans dix pays d’Afrique francophone.
http ://www.tecsultem.com/projets/afrinet/ Contacts : M. Jean-Pierre KANE KANE/ jpkan@cenadi.cm Adresse postale : Ministère de l’Economie et des Finances - CENADI Yaoundé Tél. : (237) 23 20 99 Fax : ( 237) 23 20 99 Services : Web, courrier électronique, News, Web, ftp, Gopher…
5- Technologies utilisées • Le RTC (Réseau Téléphonique Commuté) utilisé par les particuliers. C'est une connexion via la ligne téléphonique qui ne nécessite pas un investissement important. Il suffit d'un ordinateur muni d'un modem. Un des avantages de ce mode de connexion est sa mobilité : Quel que soit le lieu où vous vous trouvez au Cameroun, vous avez la possibilité de vous connecter à Internet en utilisant les coordonnées de votre compte.La concurrence qui s'est développée après l'ouverture du secteur aux opérateurs privés a poussé à la fluidité des services. Aujourd'hui, il existe donc des cartes prépayées. Cela facilite la connexion et surtout la mobilité des utilisateurs. • La Liaison Spécialisée filaire utilisée pour connecter les entreprises, les cybercafés, les administrations grâce à la capacité de sa bande passante. Après les frais d'abonnement payés une seule fois, la redevance mensuelle qui est un taux fixe est fonction du débit sollicité. C'est ce type de connexion qui est utilisé dans les rédactions car elle permet de solliciter une connexion haut débit. Et surtout, permet de connecter tous les ordinateurs à un routeur. • Le Wireless (sans fil) est une forme de connexion haut débit dont la particularité est l'utilisation des ondes radio pour la liaison à Internet. Le wireless Local Loop (WLL) ou Boucle Locale Radio (BLR) est essentiellement utilisé par les cybercafés, les entreprises et les administrations. • L'ADSL (Asymetric Digital Subscriber Line) est une solution d'accès à l'Internet haut débit utilisant la ligne téléphonique classique. Elle permet une connexion permanente à Internet tout en gardant la possibilité d'émettre ou de recevoir des appels téléphoniques. Il peut être utilisé aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises. Selon les zones, tout propriétaire d'une ligne téléphonique peut demander ce produit. Un boîtier ADSL est alors installé au bout de la ligne permettant ainsi la connexion simultanée d'un ordinateur et d'un poste téléphonique. La facturation qui tient compte du débit sollicité est mensuelle. La multiplication des FAI a réduit les coûts de connexion dans les principales villes du Cameroun. Et surtout, la concurrence a permis une évolution positive dans les offres de services. Ces offres sont de plus en plus élargies et de nombreux FAI proposent parmi leurs prestations, en plus de l'hébergement des sites, leur création et leur actualisation. Le secteur qui a bénéficié grandement de cette ouverture c'est les médias. Car sur le plan technique, une bonne connexion à l'Internet est indispensable dans la gestion d'un journal en ligne. Les journaux camerounais ont saisi l'opportunité.

  • 23 KENT Peter. Internet, comment faire... P. 67
  • 24 BALLE Francis. Les médias, P. 43
  • 25 BA Abdoul. Internet, cyberespace et usages en Afrique, P. 10
  • 26 BA Abdoul, Op. Cit. P. 13
  • 27 la première édition du CARI a eu lieu à Yaoundé, en 1992 sur l'initiative de l'université des Nations Unies et de l'Institut National de Recherche en informatique et en Automatique.
  • 28 BA Abdoul, Op. Cit. P. 19
  • 29 Projet établi avec l'assistance du projet CABECA ( Capacity Building for Electronic Communication in Africa ) de la Commission des Nations Unies pour l'Afrique, depuis l'Ethiopie. Ce réseau fonctionne depuis 1994 grâce à l'accord et aux efforts combinés de la CABECA et du CHT (Centre of Health Technology).
  • 30 International telecommunication of Cameroon. Aujourd'hui, Cameroon telecommunications qui faisait suite à la loi N°98 / 198 du 8 septembre 1998 dans le cadre de la restructuration du secteur des télécommunaications qui faisait suite à la loi N° 98 / 014 du 1er juillet 1998 portant libéralisation du secteur. www. Camnet.cm

6- Politique Générale pour les Inforoutes Camerounaises
Participant activement au projet Africa-One, le Cameroun veut investir dans les réseaux de câbles sous-marins de fibres optiques. Il projette par ailleurs de numériser l’ensemble des communications et d’ouvrir de nouvelles liaisons directes vers d’autres pays. Le réseau CAMPAC devrait être modernisé avec des équipements fournis par Alcatel et, notamment, une passerelle vers le réseau télex. Notons que le coût élevé des communications internationales est problématique (par exemple, une ligne dédiée à 64 Kbits/s coûte 3000 $ US par mois). Il va sans dire que ces coûts freinent le développement d’Internet au Cameroun.
7- Gouvernance et Gestion du Domaine Cameroun ou .cm
Il faut entendre par « gouvernance de l’Internet » l’élaboration et l’application par les États, le secteur privé et la société civile, dans le cadre de leurs rôles respectifs, de principes, normes, règles, procédures de prise de décisions et programmes communs propres à modeler l’évolution et l’utilisation de l’Internet. Définition du Rapport du Groupe de travail sur la gouvernance de l’Internet Un certain nombre d'organismes sont chargés de la gestion d'Internet, avec des attributions spécifiques. Ils participent à l'élaboration des standards techniques, l'attribution des noms de domaines, des adresses IP, etc. : •ICANN ; sous la tutelle du ministère du Commerce américain. •IETF •ISOC Dans un but de maintenir ou d'élargir la neutralité des réseaux, mais aussi d'engager les diverses parties globales dans un dialogue sur le sujet de la gouvernance, les Nations unies ont convoqué: •SMSI •Forum sur la gouvernance de l’Internet

•Liens externes ohttp://www.gouvernance-internet.com.fr (non maintenu) http://smsi.internet.gouv.fr/ site officiel de la contribution française au sommet mondial de la société de l'information
De 1995 à 1997, les Polytechniciens du Cameroun prennent en main la gestion du domaine du Cameroun, le .Cm . Aujourd'hui, c'est Camtel, sur la demande du gouvernement camerounais qui a été délégué par l'ICANN (Internet Corporation for Assignement Name and Number) pour l'administration et la gestion du domaine national.
I 2 – l’Adresse
L’adresse constitue une notion fondamentale en communication, car c’est elle qui permet à une entité de communiquer avec une autre parmi un ensemble d'entités. Afin qu'il n'y ait pas d'ambiguïté, chaque adresse doit correspondre à une entité unique et précise. A ce titre, l’adresse est un moyen d'identification et de localisation. Mais il peut arriver que deux adresses fassent référence à une même entité. Dans ce cas et selon le contexte, il convient de trouver d'autres mots qui désignent une notion similaire : pointeur, référence, redirection. •Dans un réseau informatique : 1-une adresse électronique permet l’identification d’une boîte à courrier électronique ; 2-une adresse MAC est un identifiant unique au monde stocké dans une carte réseau ou une interface réseau ; 3-une adresse IP est un identifiant unique associé à une machine (routeur, ordinateur, etc.), 4-une adresse Web est une chaîne de caractères permettant d'identifier une ressource sur le World Wide Web. 5- adresse mémoire identifie de façon unique une zone de mémoire informatique
6- nom de domaine 7- nommage

Dans le réseau postal, une adresse postale permet d'identifier un lieu de distribution et ainsi de transmettre un message ou un objet au destinataire. On distingue l'adresse géographique qui comporte une mention explicite de lieu précis (avec généralement un nom de rue et un numéro dans une localité) et l’ adresse non géographique comme un secteur postal de la poste aux armées, ou, partiellement géographique, avec une boîte postale, une poste restante ou un code postal spécifique (en France : CEDEX ou CIDEX)

II- '!!!'Réseau Postal du Cameroun
II-1 –'!!' Caractéristiques
C’est en 1982, avec la construction à Douala et Yaoundé, de huit nouveaux centraux téléphoniques, et la mise en place de nouveaux équipements de radiodiffusion et de télévision, que le Cameroun a fait son entrée à l’ère de la communication numérique moderne. Mais la Poste camerounaise n’a pas été attentive et ne semble pas avoir suivi cette avancée technologique, de sorte qu’en 2005 encore, elle ne s’est véritablement pas adaptée au nouvel environnement communicationnel ainsi créé. Ce retard est aggravé par la survivance en l’état des structures et produits postaux préexistants ; notamment sur le plan de la codification et la distribution du courrier.

4- Services et Produits postaux

Les Produits et Services Financiers

Les Mandats Lettres· Carte· IFS/IMO·Télégraphique Intelpost

'!'Les mandats lettres

C'est un titre émis dans un bureau de poste sur support papier. Il est transmis au destinataire par les propres soins de l'expéditeur. C'est un mandat local. Les tarifs se présentent comme suit :

MONTANT DROITS
01 - 10.000 1.250
10.001 -50.000 2.500
50.001 - 100.000 3.500
100.001 - 200.000 5.000
200.001 - 300.000 7.500
300.001 - 400.000 8.500
400.001 - 500.000 10.000

'!'Les mandats Carte

Ce titre est émis et transmis au bénéficiaire par les soins de la CAMPOST. C'est un mandat à l'extérieur. En ce concerne les frais, il situe entre 3.000 Frs et 12.500 Frs.

MONTANT DROITS

R.I RE FCE

01 - 25000 2.000 3.000
25.001 - 50.000 3.500 4.000 7.500
50.001 - 100.000 5.000 4.500 8.500
100.001 - 200.000 10.500
200.001 - 300.000 11.500
300.001 - 350.000 12.500

IFS/IMO

L'IFS/IMO est un mandat électronique. Il est transféré par V-SAT par les soins de la CAMPOST. C'est le transfert extérieur uniquement. La grille des tarifs se présente comme suite.

TRANCHE DE MANDAT DROITS (en francs CFA)
De 1 à 60.000 6000

60.001à 90.000 7.000

90.001 à120.000 8.000

120.001 à 150.000 9.000
150.001 à 180.000 10.000
180.001 à 210.000 11.000

210000 à 240.000 12.000

240.001 à 270.000 13.000
270.001 à 300.000 14.000
300.001 à 393.575 15.000

'!'Le mandat télégraphique

Ce titre est émis par la poste et transmis par le CPET au destinatoire. Sa tarification se fait comme suite

MONTANTS

R.I RE FCE

01 - 50.000 2.500 3.500 3.500

50.001 - 100.000 4.500 6.500 6.500

100.001 - 200.000 8.000

200.001 - 300.000 9.000
300.001 - 350.000 10.000

Le mandat INTELPOST

C'est un mandat domestique (intérieur du pays). Il est transmis au bénéficiaire par fax. Voux trouverez ci-dessous sa tarification :

MONTANT

Amount Droits

Fees

De 01 à 25.000 2.000
25.001 à 50.000 3.000
50.001 à 75.000 4.000
75.001 à 85.000 4.500

85.001 à 100.000 5.000

100.001 à 150.000 7.500
150.001 à 200.000 8.500

200.001 à 250.000 10.000
250.001 à 300.000 11.000
300.001 à 350.000 12.000
350.001 à 400.000 13.000

400.001 à 450.000 13.500

450.001 à 500.000 14.000

Les produits postaux
Ce sont les:

Lettre· Carte postale· Imprimés· Journaux et écrits périodiques, Cécogramme , Courrier plus ,Envois de Colis, Courrier fax , Paquets-poste, Boites postales.

Lettre

On appelle lettre « Tout objet manuscrit ou non, expédié à découvert ou sous enveloppe fermée ayant vis à vis de l'expéditeur ou du destinataire ou de l'un d'eux, le caractère simultané de correspondance actuelle et personnelle ou pouvant en tenir lieu «

Sont donc classés comme lettre :

• L'aérogramme

• La lettre ordinaire

• La lettre avec un service spécial demandé

Carte postale

La carte postale est étendue ici comme une feuille de carton rectangulaire mince et suffisamment résistant dont le recto est entièrement réservé à l 'adresse du destinataire et l'expéditeur, à l'affranchissement et aux indications de service, le verso étant réservé entièrement pour la correspondance. Le verso peut cependant comporter une illustration ; et le verso réservé aux adresses et indications de services du côté droit, et à la correspondance du côté gauche. Y sont inclus donc :

• Les cartes illustrées

• Les cartes postales ordinaires

• Les cartes postales (illustrées ou ordinaires ) avec service spéciale demandé.

Imprimés

Ils sont considérés comme toute reproduction ou impression (,'ayant pas le caractère de correspondance personnelle ) en plusieurs exemplaires identiques. Ils comprennent, quelque soit leur régime :

• Les imprimés ordinaires

• Les circulaires

• Les imprimés sans adresse

• Les imprimés électoraux ( carte d'électeur, bulletin de vote, circulaires électorales, profession de foi, etc...

• Les cartes de visites et assimilés

• Les imprimés assimilés ( images imprimées ou coloriés à la main, cartes géographiques, cartes illustrées vierge, partitions de musique, calendriers de poche et agendas de poche envoyés isolement).

Ils peuvent comporter un service spécial demandé par le client et peuvent être :

• Les livres et brochures

• Les avis imprimés de naissance, mariage, décès,

• Les plans et cartes géographiques

• Les catalogues d'imprimerie

• Les prospectus,

• Les convocations à une réunion,

• Les affiches,

• La musique imprimée

• Les gravures,

• Les devoirs, originaux et corrigés d'élèves,

• Les manuscrits d'ouvrage ou journaux,

• Les lettres et cartes postales échangées entre élèves des écoles.

Journaux et écrits périodiques

Ils sont des publications paraissant à une périodicité déterminée dont la fin de parution ne peut être prévue à l'avance, et qui sont publiées dans le but d'intérêt général et visant l'instruction, l'éducation et l'information du public .

Dans le régime International, ils sont considérés comme imprimés. Ils comprennent donc :

• Les journaux et écrits périodiques du régime intérieur ou préférentiel

• Les journaux et écrits et écrits périodiques avec service spécial demandé dans le régime intérieur ou préférentiel.

• Les suppléments et encartage isolés ou inclus dans les journaux.

Cécogrammes

Ce sont des impressions en relief et les documents assimilés à l'usage des aveugles, et comprennent :

• Les lettres cécogrammes imprimées en écriture braille

• les clichés en métal destinés à obtenir des impressions,

• les envois de papiers spéciaux destinés à ces impressions,

• les enregistrements destinés aux aveugles.

Ils peuvent comporter un service spécial demandé.

Courrier plus

Il s'agit de la lettre expédiée dans les délais du Courrier international dans le cadre du projet FAQS et distribuée dans des guichets spéciaux.

Envois accélérés

Ce courrier est exploité dans le cadre de la messagerie expresse ou accélérée et visent tous les envois postaux jusqu'à 25 kg expédiés sous grande célérité et dont la distribution est faite par porteur spécial.

Colis

Ce sont des envois de marchandises ou de matières tenant lieu de marchandises dont les dimensions et le poids sont supérieurs à ceux des envois de la poste aux lettres. Ils comportent :

• Les colis fragiles ;

• Les colis admis en franchise ;

• Les colis avec contre remboursement ;

• Les colis francs de taxes et de droits ;

• Les colis Avion ;

• Les colis avec valeur déclarée ;

• Les colis avec accusé de réception ;

• Les colis express,

• Les colis encombrants ;

• Les colis recommandés.

Courrier fax

Paquets

Boites postales
C'est un service destiné à offrir à la clientèle un domicile conventionnel autour d'un établissement postal et pour lequel l'usage est réservé aux seuls objets de mêmes caractéristiques que celles des envois de la poste aux lettres.Ce dispositif prèsente un caractère correctif destiné à pallier les imperfections de l'habitat spontanné et inorganisé en vue de la distribution normale du courrier postal.
Après 70 ans d'utilisation au Cameroun, ce système étale ses limites et fait appel à un adressage et à la codification des réseaux de distribution.

II- 2-'!!' Adressage et confection d’un Code Postal

1-'!'Codification

•Définition
L’idée d’une codification postale consiste à mettre sur pied un indicateur national distinctif, qui permette de localiser et de déterminer l’adresse postale de tout usager vivant au Cameroun, en vue de la distribution efficiente de ses envois postaux. L’architecture de cet indicateur ou code prendra en compte les données relatives à la circonscription administrative (région, province, département, arrondissement, commune, canton, quartier et même village) de résidence. Elle permettra également de résoudre des problèmes de célérité, d’accroissement de l’efficacité des réseaux d’opérateurs et celui de la satisfaction des consommateurs des divers produits postaux.

•Population cible Le marché ou public cible auquel est destiné la nouvelle codification est l’ensemble de la population, à travers l’organisation du territoire et les institutions :

  • province, département, arrondissement, district, canton, village ou quartier
  • ville et grandes agglomérations
  • administrations publiques et privées
  • les ménages
  • l’extérieur à travers les réseaux des correspondants étrangers des résidents

Ce nouveau code intéresse toutes les composantes de notre société, elle-même membre de la société Mondiale de l’information.

•Objectifs L’adoption d’un code postal pour le Cameroun vise de nombreux objectifs :

– disposer d’un outil d’identification qui facilite l’adressage et les opérations de distribution du courrier,c’est-à-dire :

  • Rendre plus fluides les réseaux postaux Camerounais
  • Impulser la modernisation de la poste Camerounaise en l’arrimant à la norme de codification de l’Union Postale Universelle.
  • réduire le temps de traitement de courrier,
  • susciter son amélioration et anticiper sur le phénomène de croissance et de développement urbain en vue de la distribution du courrier
  • adapter le code à la dynamique de l’organisation Administrative du territoire national.
  • à partir des données numériques contribuer à la mise en oeuvre de la carte stratégique de couverture postale
  • réduire les fausses directions dans la distribution du courrier
  • réduire les manipulations et le volume du contentieux
  • accroître les possibilités d’extension du parc de boîtes postales et les moyens de gestion des opérateurs du courrier.

•Conception technique

1-codification actuelle

Selon que le destinataire est une personne morale, une personne physique titulaire d'une boîte postale ou employée d'une Administration Publique ou Privée , l’adresse postale en vigueur actuellement au Cameroun comprend, les éléments ci-après :

1er cas

  • Raison sociale
  • Numéro de la case postale
  • Ville ou bureau de distribution
  • Pays de destination

2ème cas

  • Nom et prénoms
  • Numéro de la case postale
  • Ville ou bureau de distribution
  • Pays de destination

3ème cas

  • Nom et prénoms
  • Désignation de l’Administration ou raison sociale de la personne morale
  • Numéro de la case postale (parfois facultative)
  • Ville ou bureau de distribution
  • Pays de destination

Il apparaît dans le 1er et le 3e cas, que l'indication de la boîte postale est facultative, de même que celle du bureau de distribution. Cela est à l'origine de multiples erreurs constatées lors des opérations de distribution et qui se traduisent par de nombreux envois de courrier en fausse direction. Certaines de ces erreurs sont imputables à la mauvaise répartition spatiale des numéros de boîtes postales dans les villes de Douala et Yaoundé.

2--Principe d’une nouvelle codification

Elle est fondée sur l'organisation administrative de la République du Cameroun, qui repose elle-même sur un découpage territorial ainsi qu'il suit:

  • 10 provinces ou régions (Adamaoua AD, Centre CE, Est ES, Extrême Nord EN, Littoral, LT ,Nord,NO, North West,NW ,Ouest OU, Sud, SU, South West,SW;
  • 58 départements ;
  • 272 arrondissements ;
  • 54 districts ;
  • 339 communes.

Le code postal à mettre en place au Cameroun est une combinaison des modèles de codification contenus dans les publications de l’UPU, et de la réalité de l’organisation Administrative territoriale du Cameroun, base essentielle de toute planification du développement postal. Ces éléments garantissent l'originalité de ce projet. Toutefois, les différents paramètres qu’il intègre varient selon qu’on se retrouve en zone rurale ou dans une ville abritant un ou plusieurs bureaux de postes.

2-1- zone a plusieurs bureaux de postes

Ici l'adresse se présentera ainsi qu'il suit:

  • Nom ou Raison Sociale
  • Le n°de la case postale
  • Le Code à 5 (cinq) caractères, dont :

    • les 2 premiers caractères indiquent le code de la province ou de la région
    • le 3e caractère indique le code du département
    • le 4e caractère indique le code de la commune
    • le 5e caractère identifie le bureau de poste ou l'opérateur chargé de la distribution

Exemples

Monsieur ABBE Daniel ,
CP11849 ,
35 110 YAOUNDE ,
CAMEROUN .

Explication de l'adresse

35 ; Province du Centre
1 ;département Mfoundi
1 ; Commune de Yaoundé 1er
0; Yaoundé- RP
11849 ;Case Postale n° 11849

Remarques
0- Le nouveau Code Postal est du modéle suivant: XY abc;
1-Avec ce système de codification, chaque bureau de poste peut créer des milliers de boîtes postales et les numéroter à l'infini sans que cela ne porte préjudice au tri et à la distribution. En effet, à l’intérieur d'une ville, outre le code à 5 caractères (35110), la principale clé d’orientation d'un bureau de distribution est son code d’identification (0 pour Yaoundé RP) et la case postale (01 ou BP 01)
2-Il est possible dès lors pour les bureaux de poste qui font l’objet d’une répartition discontinue des numéros de Boîtes Postales (Yaoundé-nlongkak, Yaoundé-RP…), de la réajuster à partir du n° 1 et de suivre la numérotation normale jusqu’à n.
3-Tout opérateur peut créer un réseau de distribution dans ces boîtes postales. C’est son code qui pourra l’identifier et servir à diriger les envois destinés à être distribués dans son réseau

4-le département siège du Chef lieu de province ou de la région prend le chiffre 1;le chef lieu de département ou de la commune est aussi désigné par 1.
5- Si dans une commune il y a plusieurs bureaux de poste, c’est le code du bureau principal qui est l’indicateur de base.
6- Si une province compte plus de 10 (dix) départements, à partir du 11e, le chiffre qui le désigne est remplacé par la somme des deux ; nécessairement comprise entre 0 et 9. C'est également ce principe de réduction qui gouverne la détermination des codes provinciaux et régionaux.

2-2 – zone comportant un seul bureau de poste

L’ordre de présentation de l’adresse ne varie pas. Il se présente comme suit :

  • NOM
  • Code à 5 (cinq) caractères
  • Les 2 premiers indiquent la province ou la région
  • Le 3e indique le code du département
  • Le 4e indique le code de la commune
  • Le 5e indique le code d’identification du bureau de poste ou de l’opérateur
  • Le pays (CAMEROUN)

Exemple

M. AMADOU Souley,
CP 13,
14 520 DJOHONG,
CAMEROUN.

2-3– zone rurale non couverte par un bureau de poste

L’obligation de service universel exige que les prestations postales soient rendues de la même façon en campagne que dans les zones urbaines. La codification postale du Cameroun doit tiendra compte de ces zones pour une satisfaction équitable de tous les clients de la Poste.A cet effet, outre les éléments constitutifs de l’adresse postale en zone urbaine, elle tiendra compte du découpage de l’arrondissement ou du district en chefferies et villages.

Exemples

M. BISSAYA Eugène,
KILIKOTO,
35 320 BOKITO – 18,
CAMEROUN.

35 - Province du Centre
4 - Département MBAM et Inoubou
2 - commune de BIKITO
0 - pas de district
1 - Canton Elip
8 - Village KILIKOTO (ou 8e village du canton)

Remarques

1 – Pour faciliter le travail et orienter ainsi les agents de la chaîne de traitement du courrier, il faut faire suivre entre parenthèses ( ) le nom du village par celui du chef lieu de la commune auquel il appartient.

2 – Si le canton compte plusieurs villages dont le nombre est supérieur ou égal à 10, à partir du 11e, on le désigne par la somme des deux chiffres comprise entre 0 et 9.

2-4-cas de distribution a domicile

1 – quartier moderne

10, Rue des bananiers,
35060 ACACIAS,
YAOUNDE,
CAMEROUN .

2- quartier mal desservi

M. KAMDOUM,
CHEFFERIE BLOC N°15,
35 010 NTABA,
YAOUNDE,
CAMEROUN.

3 -situation exceptionnelle

M. SAKISS,
HOPITAL GENERAL,
PAVILLON ONCHOLOGIE,
BLOC 2 ,CHAMBRE 08,
35 050 YAOUNDE,
CAMEROUN.

4 -dans un marché

M. MVONDO,
MARCHE MOKOLO,
Hangar 6,
35 020YAOUNDE.
Cameroun

5 -nécessité des boites communautaires

Compte tenu des imperfections observées dans l'organisation des plans urbains des municipalités, l’adressage de domicile parait difficile et nécessite d’importants moyens fInanciers. Ces difficultés sont notamment liées au(x) :

  • Conditions d’accès dans les quartiers mal lotis, à forte concentration de population et qui nécessitent également des ressources humaines importantes pour un recensement et un adressage de qualité,
  • manque de servitudes de passage et d’impasses viables ;
  • constructions anarchiques n’obéissant à aucun plan d’urbanisation.

Afin de résoudre ce problème et tenir à l’obligation de service universel, il y a lieu d’envisager la construction de Boîtes de Distribution Communautaires (BODIC) dans ces endroits.

a) zones à plusieurs Bureaux de poste b) code des bureaux de poste c) zones à bureau de poste unique d) zones non desservies par un bureau de poste e) cas de distribution à domicile

2-système d’adressage

1-Définition
L’adressage consiste à localiser avec précision tout usager du service public, une communauté, une entreprise ou un domicile. Il s’agit d’un aspect dont la réalisation revêt un impact stratégique dans la planification multisectorielle de l’économie nationale.Le système d’adressage proposé ici s’appuiera sur l’unité administrative,économique et politique de base qu’est la commune, à travers les différents réseaux postaux, routiers et téléphoniques disponibles ou à créer.

En effet, une fois réalisé, l’adressage deviendra un outil de travail précieux non seulement pour la Poste, mais également pour les administrations chargées de la programmation et du développement, aux entreprises, aux services de sécurité etc .
Cette réalisation commande la prise en compte du contexte géographique, économique et social environnemental de l’activité postale du Cameroun.

2-Contexte National de Réalisation
Le Cameroun est un pays situé en Afrique Centrale, ouvert à l’Océan Atlantique au Sud et au Sud-Ouest. C’est un triangle de 475 442 km2 limitrophe du Nigeria à l’Ouest, au Tchad et à la République Centr Africaine? au Nord et à l’Est, du Congo Brazzaville, Gabon et de la Guinée Equatoriale au Sud.

La couverture végétale est formée de steppe et de foret galerie au Nord; tandis qu’au Sud c’est le domaine de la forêt luxuriante. Le climat est de type équatorial humide au Sud et tropical au Nord.
Le relief quant à lui n’est pas uniforme. Il comprend : La Plaine Côtière ; La dorsale médio atlantique (regroupant la chaîne montagneuse de l’Ouest, le Plateau de l’Adamaoua, les Monts Mandara) et la Plaine du Nord.

Cette situation géographique et les contraintes du développement urbain provoquent des mouvements migratoires vers les pôles de concentration économique, notamment dans les villes de Douala, Yaoundé ainsi que dans les autres zones à fort potentiel agro-industriel. Mais il convient de noter que plus de 70 % de la population du Cameroun se situe en milieu rural.

3-'!'SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE

Au plan éducatif, le Cameroun comprend l’un des plus forts taux d’alphabétisation d’Afrique sub-sahélienne. L’accès à l’éducation de base est gratuit, dans multiples lycées et collèges sur toute l’étendue du territoire national. C’est cette vitalité de l’éducation et de la formation qui explique la présence de six universités d’Etat, plus de 26 Universités et instituts spécialisés privés laïcs et confessionnels ainsi que des écoles spécialisées de l’Etat.
Au plan économique, le pays regorge de ressources naturelles qui attendent d’être mises en valeur notamment l’or, la bauxite, le gaz naturel etc.

  • Le produit intérieur brut croit depuis 1994 au taux moyen de 4,5%.

Sous programme d’ajustement structurel depuis 1987 à l’égide du FMI et de la Banque mondiale, il a atteint le point de décision à l’initiative PPTE (pays pauvres très endettés) en l’an 2000 et le point d’achèvement en 2006 ;ce qui implique un allègement de la dette et des perspectives de développement des secteur primaire, secondaire et tertiaire, (agriculture, pêche, élevage, industrie, tourisme, service).

  • Au plan des infrastructures de transport, la capitale est reliée aux principales villes provinciales et industrielles par des axes bitumés. Il dispose de 4 ports dont 3 maritimes, Douala, Kribi, Tiko et un port fluvial à Garoua. De nombreuses routes ont été crées et des projets importants demeurent pour en la réalisation de nouvelles voies de communication.
  • Au niveau de la planification stratégique, toutes les administrations (les départements ministériels en particulier) ont adopté une stratégie sectorielle assortie d’un document de réduction de la pauvreté.

Ces documents regroupent l’ensemble des projets, actions et activités à mener à cours, moyen et long terme (à l’horizon 2015) pour impulser le développement durable.
L’activité postale et les communications électroniques se développent grâce aux nombreux opérateurs privés désormais en concurrence avec les opérateurs publics historiques (CAMPOST, CAMTEL). Sur le marché postal, l’on retrouve notamment : DHL, UPS, FEDEX, CHRONOPOST, TNE exerçant aux côtés de 150 agences de messagerie qui distribuent en poste restante notamment, et dont le chiffre d’affaires contribue à affermir de plus en plus à une économie postale nationale en plein essor.

Le système d’adressage qui est proposé ici s’appuiera sur l’unité administrative,économique et politique de base qu’est la commune, au travers les différents réseaux postaux et routiers disponibles ou à créer. Dans un environnement marqué par l' occupation insuffisamment planifiée de la majeure partie de nos zones urbaines, l’Administration des Postes du Cameroun a choisi la distribution du courrier surtout par l'entremise des boîtes postales, et accessoirement au guichet des bureaux et agences postales ; la boîte postale faisant office de domicile.
Ce choix entretient des problèmes de divers ordres :

  • D’abord, la difficile répartition des boîtes postales dans les villes abritant plusieurs bureaux de poste telles que Yaoundé, Douala ou Bamenda.
  • Ensuite, le caractère embryonnaire et mal organisé de la distribution du courrier à domicile, elle-même consécutive à la faiblesse de l’organisation urbaine des agglomérations qui connaissent cependant une extension fulgurante.

Les conséquences de telles insuffisances sur le traitement du courrier sont : 1-La multiplication des envois de courrier en fausse direction, 2-L’accroissement des réclamations et du contentieux en matière postale, 3-L’allongement des délais d’acheminement de certains envois, 4-La perte ou/et la spoliation d’envois due aux multiples manipulations.

La principale contrainte susceptible d'entraver la bonne réalisation de ce projet est relative à l'indisponibilité des données essentielles attendues des circonscriptions administratives et des collectivités territoriales nationales, dont la collecte et le traitement viendront aggraver l' incidence financière et budgétaire.

•Objectif de l’adressage

1- OBJECTIF GENERAL
L’objectif général de cet aspect du projet consiste, à doter la Poste camerounaise d’un instrument moderne de distribution du courrier de nature à faciliter les échanges internes et externes d’une part, et d’un cadre de planification et de programmation multisectorielle pour l’Etat, les collectivités territoriales et les entreprises d’autre part.
2- '!'OBJECTIFS SPECIFIQUES

  • réduire le volume du courrier tombé en fausses directions ;
  • accroître la rentabilité du courrier et l’efficacité des opérateurs ;
  • disposer d’indicateurs et d’instrument de pl