Projet M2CGPNT 02

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Portage : Carine Laure Koudjou Talla

Titre du projet : TIC, société civile et développement local

Région : Cameroun

Organismes d'étude : ASSOAL www.assoal.org

Tutrice - Tuteur : Michel Elie

Description : Evaluation des activités de l’ONG ASSOAL en matière de vulgarisation des TIC et proposition de pistes d’actions pour un développement local durable.


Contexte et problématique

Les pays en développement connaissent depuis des lustres un état de pauvreté croissante qui préoccupe de plus en plus certaines instances mondiales. Malgré le boom économique que connaît notre siècle, la globalisation de l’économie, marqué par une un bondissement économique des pays industrialisés de même que de nouveaux riches comme la Chine, les pays pauvres n’arrivent pas toujours à émerger et continuent de sombrer dans le trou noir de la pauvreté. Et malgré les différentes mesures prisent par les organisations internationales pour sortir ceux-ci de la crise économique qui sévit de plus en plus, rien ne fait.

Notre ère est surtout marquée par une nouvelle révolution que sont les technologies de l’information et de la communication. En effet, ces nouvelles technologies modifient considérablement la vie de tous les jours par de nouvelles façon de communiquer, de payer et de vendre, d’étudier, de s’informer, etc…Ces nouvelles technologies bouleversent effectivement nos façons de vivre et de travailler en apportant des améliorations considérables qui permettent d’évoluer dans n’importe quel domaine que ce soit. Ces nombreux changements positifs, et parfois négatifs également (piraterie, escroquerie, pédophilie, etc..) qu’apportent les TIC amènent la communauté mondiale à s’y intéresser et à promouvoir son utilisation.

Les TIC peuvent être un catalyseur pour le développement des pays pauvres tel que l’Afrique. Vu les retombées de son utilisation par les pays riches, il est certain que l’Afrique peut s’en sortir grâce à ces technologies. Le problème actuel est qu’ils sont très peu intégrés dans les habitudes des Africains et les différents usages des TIC et de ce qu’ils peuvent apporter comme avantages sont méconnus de ceux-ci. En Afrique, on en est encore à résoudre les problèmes de famine, d’eau potable, d’électricité, etc…Est-ce que les TIC sont vraiment ce dont les Africains ont besoins ? Il est tout de même certain que les TIC peuvent contribuer à la résolution de certain de ces vieux problèmes, il reste donc à le faire comprendre, à montrer comment s’y prendre et surtout et avant tout à permettre l’accès.

Le Cameroun est un cas typique des pays Africains. C’est en 1997 que les premières connexions à Internet apparaissent au Cameroun. Il a connu depuis lors une fulgurante montée, d’abord lentement puis plus rapidement. Une des toutes premières études1 sur l’appropriation sociale de l’Internet au Cameroun menée en 1998 avait permis de recenser trois fournisseurs d’accès à Internet (Camtel, Cenadi et Iccnet) et quatre cybercafés à Yaoundé. Près de 2 000 personnes et institutions utilisaient Internet de façon permanente ou occasionnelle. Le taux de fréquentation des points Internet était d’environ 100 personnes par jour. Les jeunes filles étaient les plus nombreuses à utiliser cet outil de communication. Elles représentaient près de 70% de la clientèle des cybercafés et recherchaient surtout des conjoints européens sur le Web2. En 2005, le paysage cybernétique camerounais a beaucoup évolué. Le Cameroun compte déjà près de 40 000 utilisateurs de l’Internet avec une connexion directe et 60 000 utilisateurs reliés à un point d’accès public, notamment le millier de cybercafés du pays. Toutefois, ces chiffres restent en deçà de ceux du Maroc (120 000 internautes pour 2 500 cybercafés) ou du Sénégal (130 000 internautes et 1 800 cybercafés). La ville de Yaoundé à, elle seule, compte près de 400 cybercafés3. Il s’agit, dans la majorité des cas de petites unités commerciales créées la plupart du temps par des étudiants de retour au pays après un séjour à l’étranger. Le nombre de fournisseurs d’accès à Internet (FAI) a été multiplié par seize en cinq ans, passant de 3 en 1998 à plus d’une cinquantaine en avril 2005. Le taux de fréquentation de ces lieux est de 200 personnes par jour.

La législation en matière de TIC au Cameroun est encore invisible ou inexistante. Les seuls textes en vigeur datent de 1998. Les textes de lois et règlements dans le secteur des TIC au Cameroun consacre une part belle au sous secteur des télécommunications. Il n’existe pas encore de cadre juridique réglementant les TIC, définit comme informatique et internet. Ces textes, d’une vingtaine, démontrent de la volonté du Gouvernement de faire des TIC un outil de promotion du développement socio-economique du pays, de réduction de la pauvreté et de la bonne gouvernance. Dans son contenu, les textes de loi ne font pas de distinction de genre, mais dans les principes les sous-tendant, l’égalité de sexes constitue le fondement des textes. En fait, la constitution camerounaise prône le respect des droits humains, l'égalité des sexes devant la loi… La loi régissant les télécommunications consacre la séparation des trois principales fonctions de gestion des télécommunications à savoir la politique sectorielle, la réglementation et l’exploitation. La politique sectorielle et l’élaboration des textes de loi et règlements relèvent du Ministère des Postes et Télécommunications. Le Cameroun a opté pour une séparation de la réglementation des contenants et des contenus. L’ANTIC, agence nationale des TIC a été crée depuis 2002 dans le but de vulgariser les TIC auprès des populations et surtout d’élaborer les politiques TIC. Sa gestation n’est pas encore arrivée à terme car à l’heure actuelle, rien n’est encore fait.

Bien que les statistiques montrent une nette évolution de l’utilisation des TIC par les populations, les taux restent encore très faibles par rapport à la plupart des autres pays Africain, à fortiori les pays industrialisés. Les actions gouvernementales pour élever ce taux sont embryonnaires et peu visibles. L’alternative, pour toucher au mieux les populations et créer ainsi une société de l’information digne de ce nom, participant au développement local, reste la société civile. Ces dernières années et ce partout dans le monde, les organisations de la société civile ont pris de l’importance grâce à leur implication dans la lutte contre le déséquilibre de pouvoir entre l’Etat et ses structures d’une part et la société civile d’autre part. La présence de la société civile a également augmenté en réaction à l’impression d’affaiblissement de l’autorité des Etats nations sous l’effet de la mondialisation et du pouvoir de plus en plus grand des entreprises transnationales. Des réseaux d’OSC se sont formés dans les pays et entre les pays afin de promouvoir une défense plus large et plus « transnationale » des intérêts publics sur des problèmes politiques mondiaux tels que les droits de l’homme, l’environnement, la dette, le développement, la santé et les TIC. En effet, dans le domaine des TIC au Cameroun, l’on constate également une montée en force des associations et ONG qui s’engagent de plus en plus dans la vulgarisation des TIC auprès des populations.

C’est le cas d’ASSOAL, ONG de développement local qui œuvre depuis 1998 à l’amélioration du cadre de vie des populations et la participation des habitants des quartiers pauvres et populaires dans la gestion des affaires de leurs communautés. Ses activités en matière de vulgarisation des TIC ont débuté en 2004 par la mise en place du projet BAODL (bureau d’appui aux organisations de développement local) visant à renforcer les capacités des acteurs urbains et ruraux par le biais des formations diverses, d’appui, d’accompagnement variés (séminaires, réunions, ateliers, locations, etc.…). Au cours des douze derniers mois, le Bureau d’appui s’est illustré au sein de la société civile camerounaise par l’offre d’un certain nombre de services d’information, de renforcement des capacités, d’accompagnement et de mise en réseau. Les principales activités de vulgarisation des TIC sont centrées sur l’offre de l’accès à Internet, des formations et la mise en réseau des acteurs de développement local.

Le but de cette étude est d’évaluer les activités de cette ONG afin d’identifier l’offre et la demande, la qualité de l’offre et le niveau de réponse à le demande, la concordance entre les services offerts et les besoins des bénéficiaires. Les organisations de la société civile peuvent en effet participer efficacement à la réduction de la fracture numérique dans une optique de développement local. Cette étude permettra également de montrer comment les OSC peuvent effectivement contribuer à cela et dans quelles mesures – les besoins à satisfaire, les usages à proposer, la méthodologie à suivre, les partenaires à contacter – aller plus loin.

Objectifs

Evaluer les actions de ASSOAL en ce qui concerne la vulgarisation des TIC Mesurer l’impact de ces actions sur les populations cibles Relever les points faibles et points forts de ces actions Proposer des pistes de solutions pour une action plus efficace

Hypothèses de travail

Vulgariser les TIC auprès de la population des quartiers défavorisé est un gage de réduction de la fracture numérique L’intégration des populations, même les exclus à la société de l’information est la condition sine qua non pour une intégration effective du pays entier dans la société de l’information Les OSC sont plus proches de la population que les organismes étatiques. Leur participation à la réalisation de projets destinés à la population est un gage de réussite et de développement local. Les projets de vulgarisation des TIC méritent d’être considéré comme projets à part entière et nécessitent le même suivi accordé à la plupart des projets.

Public cible

Les jeunes désœuvrés des quartiers Les femmes Les sans emplois Les associations et ONG PME et PMI Les collectivités locales

Méthodologie

La méthodologie à adopter pour mener à bien cette étude doit être conforme à celle adopté habituellement dans des travaux de recherches.

1.Veille - Recherche documentaire

Cette phase préliminaire est essentielle et nécessite d’être conduit efficacement. Elle est dans le but d’obtenir un certain nombre d’informations relatives au sujet. Une veille sera mise en place à cet effet.

Types de veilles à mettre en place Plusieurs types de veille seront effectués. Une veille concurrentielle, technologique et juridique. La veille Concurrentielle : Cette veille permettra d’identifier les différentes associations et ONG qui travaillent dans la vulgarisation des TIC autant au niveau du Cameroun que des autres pays africains. D’identifier leurs offres de services, leurs partenaires, les publics cibles. Il sera également question d’identifier les différentes actions gouvernementales et des organisations internationales sur les TIC au Cameroun.

La veille technologique : Le but de ce projet est de mettre en place des outils susceptibles de répondre aux besoins qui seront identifiés. La veille technologique permettra d’avoir des connaissances sur les différents usages qui existent, leurs rôles, leur mise en place

La veille juridique : Cette veille aura pour but de connaître le cadre juridique des TIC au Cameroun. Les politiques ou stratégies existantes et en vue.

Types d’informations à rechercher L’Etat des lieux des TIC au Cameroun Les politiques et stratégies existantes et en vue en matière de TIC Les ONG et associations du Cameroun qui oeuvrent dans la vulgarisation des TIC Le rôle des TIC dans le développement local Le rôle de la société civile dans la réduction de la fracture numérique et la réduction de la pauvreté Les usages et services à offrir aux populations pour répondre à leurs besoins et participer ainsi au développement local Les activités d’ASSOAL en matière de vulgarisation des TIC

Où obtenir les informations

Internet est sans aucun doute une source illimitée d’informations. La veille s’articulera donc sur Internet. Une grande majorité de revues, presses, bases de données et magazines se retrouvent tous sur Internet. Les informations seront donc recherchées en visitant les sites web :

Pour avoir ces informations, des outils de recherches variés seront utilisés afin d’obtenir des résultats pertinents.

Les moteurs et méta moteurs de recherche tel que Google, Copernic, Kelkoo : Ces moteurs et méta moteurs permettrons à l’aide de mots clés (méthode d’avant projet, création de site web, TIC et ONG, etc.…) d’atteindre les informations recherchées.

Les agents intelligents : On pourra utiliser l’outil « Webseeker » qui fonctionne comme un méta moteur et qui organise en plus les informations. Il y a également Copernic Summary qui en plus des fonctions précitées, assure une fonction de résumé de l’information.

Les agents de surveillance automatique et d’alerte : Les informations évoluent très rapidement sur internet. Les pages web sont mise à jour quotidiennement. Ces agents assureront donc la surveillance des sites web sélectionnés. « Webspector » est un outil qui assure cette fonction. Il avertis automatiquement lorsqu’il y a changement sur une page web.

En dehors d’Internet, on pourra également se documenter auprès des ONG et associations nationales (rapports d’activités, de recherches, etc…) et également auprès des institutions nationales (ANTIC, Ministère des Postes et Télécommunication) et des Universités (mémoires de recherches)

2.Elaboration des outils de collecte de données

Pour recueillir les besoins des publics cibles et évaluer les activités d’ASSOAL, des questionnaires seront élaborés et diffusés. Ces questionnaires permettront d’identifier le cadre de vie des publics, leurs besoins en matière de TIC, leur niveau de connaissances des outils, l’appréciation qu’ils ont des activités d’ASSOAL. Ces questionnaires seront en direction des personnes individuelles et également en direction des associations et ONG qui bénéficient des activités d’ASSOAL. On aura donc en somme deux questionnaires.

3.Collecte et analyse des données

La collecte des données se fera par une descente sur le terrain, au contact des populations. Après avoir identifiés les personnes et associations ayant bénéficiées des services d’ASSOAL avec leur contact téléphonique, il sera question de prendre rendez-vous avec eux et de procéder à des entretiens.

Ces informations seront ensuite saisies via un formulaire construit sur ACCESS. Ce formulaire sera ensuite transférer sur une table EXCEL afin de procéder à des analyses par tableaux croisés.

4.Elaboration du rapport de recherche

Les résultats obtenus des enquêtes et de la recherche documentaire permettront de rédiger le rapport. Ces informations permettront de rédiger l’Etat des lieux des TIC au Cameroun, le rôle de la société civile dans la vulgarisation des TIC et le développement local, les acticités d’ASSOAL, ses forces et ses faiblesses, les activités à développer pour aller plus loin dans la lutte contre la fracture numérique et le développement local.

    Désignation   Date début rédaction   Date fin rédaction 
        
 a   Sommaire    ../../2007   ../../2007 
 b   Sigles    ../../2007   ../../2007 
 c   Listes des tableaux    ../../2007   ../../2007 
 d   Remerciements    ../../2007   ../../2007 
        
 01   Résumé    ../../2007   ../../2007 
 02   Introduction    ../../2007   ../../2007 
 03   Méthodologie    ../../2007   ../../2007 
 04   Contexte de la problématique    ../../2007   ../../2007 
 05   Revue de la littérature    ../../2007   ../../2007 
 06   Le cadre institutionnel    ../../2007   ../../2007 
 07   Les acteurs de l’offre    ../../2007   ../../2007 
 08   La fracture numérique    ../../2007   ../../2007 
 09   Le développement local    ../../2007   ../../2007 
 10   La société civile et son implication dans la société de l’information    ../../2007   ../../2007 
 11   ASSOAL, une ONG engagée    ../../2007   ../../2007 
 12   Comment aller plus loin    ../../2007   ../../2007 

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Dernière modification le lundi 2 avril 2007 12:22:11

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