Pascal Bouche
Des illusions, j'en avais sans le savoir...
Avant l’important c’était la télévision, mon salaire, mon statut dans l’entreprise. Je veux réussir ma vie. Et pour moi, seule la réussite professionnelle me le permettra ! Comme suivant les rails d’un train depuis ma jeunesse, je m’embarque dans le parcours déjà tout tracé des études de commerces, des postes à fort potentiels. Je me bat contre mes concurrents mais aussi contre mes paires pour évoluer plus vite.
Entier, je le suis toujours.
Je ne m’accommode pas d’un poste où je n’évoluerais pas, où mon job serait juste un gagne pain. Je met tout mon temps dans ces jobs et les considère précieusement à l’image de ma vie.
Jusqu’au jour où une rupture entre ma situation et ce que je suis vraiment m'apparaît. Trop éloigné de moi de jouer le rôle face à mes collègues du « mec qui sait », je remets en cause la direction dans laquelle je me suis engagée et je quitte la boite qui m'emploie du jour au lendemain pour créer avec Yvane, mon épouse, une société dans la construction Bio.
Pour cela, nous nous payons une formation de géobiologue afin d'acquérir la connaissance qui nous manquait sur les matériaux et les différentes pollutions. Et là, le choc. Après des cours théoriques, nous faisons de la détection "sensible" ???!!! Partir à la recherche d’eau en Bretagne comme les sourciers, voilà quelque chose qui n'entrait pas dans ma vision ratiennelle, manichéiste et capitaliste de l'époque...
Je pensais que c'était affaire de dons et uniquement réservé à des êtres particuliers se transmettant un savoir de père en fils. mais la vérité était tout autre... Nous réalisons qu’en écoutant notre corps, nous nous rapprochons de nous-mêmes et qu'à partir de là, nous pouvons communiquer avec notre environnement, la nature, et ce de façon "sensible" sans aucun besoin de technologie.
Depuis cette matinée de juin 2003, je me suis engagé (on ne se refait pas ;-)) dans la recherche du Soi.
Après deux ans de recherches, de méditations et de nombreuses lectures, j'apprends à découvrir le sens de ma vie et je me rappelle de mon rêve d’enfant : « Faire le tour du monde ». Le jour même (on apprend qu'il n'y a pas de hasard), en juillet 2005, je tombe sur le bouquin d’Antoine : « Mettre les voiles » qui explique que l’on pense toujours à son rêve quand cela ne va pas bien. Le problème, c'est que quand tout va mal, nous ne pouvons rien faire pour notre rêve, nous avons trop de choses à faire pour nous sortir du trou où on se trouve. Aussi, Antoine conseille-t-il de penser et de faire le premier petit pas vers son rêve quand tout va bien...
Directeur commercial dans une société d'édition de logiciel, je décide de développer mon projet sous forme associative en parallèle. Objectif : partir en bateau autour du monde avec toute la famille dans 10 ans !
Mais c'était mal connaître les "Oracles"...
En moins d'un an, le projet a pris une ampleur que jamais je n'avais envisagé ! Et aujourd'hui, nous nous apprêtons à mettre les voiles au plus tard en septembre 2007. Soit 2 ans après !!
Comme quoi, quand nous sommes sur la Voie, les excès de vitesse n'existe pas ! La peur non plus !
Ce n'est pas parce que c'est difficile qu'on n'ose pas, c'est parce qu'on n'ose pas que c'est difficile Sénèque
Dernière modification le mercredi 9 août 2006 8:17:15



