Manifeste Indispensable Relance Des Sciences Et Des Techniques Européennes
Pourvue d'une monnaie, de nouvelles frontières, d'une ébauche de politique extérieure, d'un embryon de défense commune, et bientôt d'une constitution, l'Union européenne, cinquante ans après sa naissance, est en train de se doter des principales institutions sur lesquelles pourrait se fonder une souveraineté politique.
Mais dans le même temps les Européens ne se sont pas encore décidés à engager les programmes de recherche scientifique et de développement technologique qui sont dorénavant les clefs de la souveraineté, celle qui façonne le monde et qui changera radicalement son avenir...
C'est ainsi que l'Association Automates Intelligents et l'Association Pan-europe France lancent le manifeste "Pour une Europe indépendante par le développement des sciences et des technologies de souveraineté". Avec celui-ci, qu'elle souhaite diffuser largement aux médias et aux hommes politiques, elle veut commencer à créer un mouvement d'opinion, qui pourrait s'appuyer sur des propositions ou même des dossiers susceptibles de montrer à tous la faisabilité et l'intérêt d'une politique de puissance européenne dans les domaines scientifiques, technologiques et industriels.
Vous pouvez contribuer ici dans cette page ou nous envoyer toute idée et proposition en écrivant à mani.europepuissancescientifique(at)laposte.net
Un colloque sur le thème est par ailleurs prévu les 28 et 29 avril 2004 à Paris
programme.
A la suite de ce colloque, qui doit dépasser les clivages politiques et devrait réunir des personnalités acceptant de se mobiliser sur le sujet, nous envisageons de constituer un groupe de travail ou Think Tank virtuel qui continuerait à rassembler des documents sur le site et prévoir des actions dans la suite de cette première initiative. Nous espérons que la démarche débordera la France et pourra intéresser les citoyens des autres pays européens. Les textes en anglais, allemand et russe seront les bienvenus.
Vos réactions, idées et propositions :
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J'ai récemment repris mes études après une activité professionnelle d'une quinzaine d'années. Cela a été possible grâce à une mesure formidable qui permet de convertir une expérience en niveau d'étude : la VAP (validation des acquis professionnels). Aujourd'hui, avec un DEA en science de l'information tout chaud en poche, je souhaite poursuivre ma formation par un doctorat, dans le but d'exercer une activité de recherche dans le domaine de l'intelligence artificielle. Le problème est qu'étant donné mon âge (37 ans) je n'ai pas accès aux financements qui sont réservés aux « jeunes chercheurs » de moins de 26 ans. Et sans financement je ne peux ni m'inscrire en doctorat, ni intégrer un laboratoire.
Je trouve révoltant de ne pas pouvoir faire de recherche scientifique à cause de mon âge alors que ni mes compétences ni ma volonté ne sont remises en cause. Il ne me reste qu'une possibilité, devenir salarié et continuer mes recherches en « amateur » pendant mon temps libre.
Un second point inquiétant est que je donne des cours dans une faculté sans être payé car je suis provisoirement sans emploi. Paradoxalement, il n'est pas possible pour un chômeur d'être intervenant dans une université s'il n'a pas de travail ! Alors même qu'il a du temps et le besoin de gagner sa vie.
L'avenir de notre pays se construit aujourd'hui, grâce essentiellement à l'enseignement et à la recherche scientifique. Freiner les vocations et favoriser la fuite des enseignants et des chercheurs c'est mettre en péril l'avenir de notre société aussi bien culturellement qu'économiquement.
Joel Collet?
De la même manière, j'ai été déçu de ne pas pouvoir, après mon doctorat, devenir chercheur, pour une raison purement administrative. Après un passage de quelques années dans le privé (dans des services de recherche et développement, évidemment plutôt axés sur le développement), je me suis retrouvé trop vieux (plus de 30 ans) pour passer des concours de chargé de recherche!
Dommage. Je ne voulais pas devenir Maître de Conférences. Je trouve en effet que si on veut faire ce métier sérieusement, on consacre beaucoup plus de temps à l'enseignement qu'à la recherche (j'ai vu des exemples de Maître de Conférences consciencieux). De plus, je n'ai pas vraiment vocation à enseigner (en tout cas pas autant d'heures et autant d'années de suite la même matière). Donc, j'ai cherché les concours d'Ingénieur de Recherche... Mais ce n'est pas vraiment de la recherche (pas à plein temps, c'est sûr).
Je continue donc à faire un peu de "recherche" pendant mes loisirs (mais ce n'est pas la même chose, il faut une sacrée énergie pour trouver la force de lire des articles techniques après une journée de travail).
Dernière modification le dimanche 29 février 2004 22:45:34



