Démarche Scientifique

;Bloc Résumé Avec Puces

on peut donc labourer allègrement le texte ci-desssous qui est en backup sur plein d'autres pages, sans compter son propre historique.. :)


yann? : Ne confonds-tu pas la cause et les effets ? L'expression mathématique des contraintes n'est-elle pas produite par leur observation dans la réalité plutot que l'inverse ? 1? Autrement dit la limite n'est pas la cause, mais va de pair avec l'aggégation que tu décris... Ou c'est moi qui commence à avoir du mal à donner du sens aux relations de causes à effets ?

esc : Il existe réellement des contraintes de ce type dans la nature. Par exemple, pour une cellule, la charge varie comme le cube du diamètre, et la capacité d'échange (donc la vie) comme le carré, ce qui fait qu'une cellule a une taille limite. Cela explique aussi pourquoi la nature a inventé les animaux pluricellulaires.

yann? : Am Ha, ça n'explique rien, ça décrit plutôt d'un certain point de vue... mais je crains que nous ne glissions là vers deux visions différentes de la science et des connaissances...

esc : Maintenant, il est vrai que nous sommes ici dans des sciences humaines : les humains pourraient changer les contraintes du fait qu'ils les connaissent. En même temps, en économie et en psychologie sociale, ils le font assez rarement, surtout spontanément. -- Postuler une loi pour expliquer un phénomène observé fait partie de la démarche scientifique (le reste de la démarche est : prédire de nouveaux phénomènes, et soumettre la théorie à l'épreuve de cette prédiction). La causalité est respectée !

yann? : Il s'agit là d'un modèle épistémologique, actuellement dominant peut-être, mais pas unique. 2? Je crois que tu te situes plutot dans une approche positiviste, et moi plutot constructiviste ?

esc : Du point de vue d'un négatif inconditionné le constructivisme et le positivisme s'équivalent (on médiate une prédiction dans un outil ou dans un logos, ce qui revient au même pour le Deus sive Natura). Le constructivisme s'applique à plus de cas que le positivisme, car il est moins exigeant du point de vue de la procédure. Certains phénomènes lui sont, du seul point de vue de l'entendement, irréductibles. Par exemple, certains automates cellulaires. Conversement, le positivisme, qui s'applique moins souvent, explique d'une façon qui est plus satisfaisante pour un esprit humain. Tu construis un automate qui fait "comme si" : ok tu as ta preuve, mais tu sais pas pourquoi ça marche comme ça. Tu trouves un "principe" qui réside dans une équation, tu as ta preuve, et en plus tu la comprends. Tu la réduis à une idée, et tu la trouves plausible. Je ne condamne pas le constructivisme, mais je trouve bête de l'invoquer quand le seul positivisme suffit.


1? voir Loi De Metcalfe
2? voir : Le constructivisme, Modéliser pour comprendre par Jean-Louis Le Moigne, L'Harmattan 2003. présenté par Jean-Paul Baquiast, 6 avril 2004 .


Category Approche

C'est déjà plus cohérent logiquement, et par conséquent plus lisible. Une question à laquelle je n'ai pas de réponse est : "Est-il possible de jouir d'une cohérence équivalente en collant à un mode d'exposition impersonnel ?". Il me semble que non mais je ne saurais le prouver. -- esc

Alors faut l'essayer... -- yann

Essayons ! -- esc

Je trouve cet essai plutot réussi :), devrait-il remplacer le texte ci-dessus ? -- yann

Chépa. En informatique, c'est toujours prudent de garder plusieurs exemplaires du même machin. -- *gourou

Dernière modification le samedi 12 juin 2004 21:07:25

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