Connaissance Actionnable

  • Proposition à développer: L'outil Wi Ki en contexte pédagogique (et ailleurs) fournit un espace-temps privilégié d'émergence et de circulation des connaissances actionnables.
  • Quelle modèle pour les connaissances actionnables dans un système producteur d' Intelligence Collective ?
    La cognition, et encore moins la cognition collective, ne peut donc pas être réduite à un stockage symbolique des informations sous forme brute (mémoire entrepôt) ou sous forme de représentation (mémoire-empreinte). Elle se fonde toujours sur une boucle d'actions et c'est sur cette boucle d'actions qu'il faut agir pour l'optimiser : les données relatives à la situation sont sélectionnées en fonction d’une intention pour se transformer en information, mais c’est l’expérience des acteurs et le contexte qui en font de la connaissance utile (actionnable). L’intelligence collective - Jean Michel PENALVA, septembre 2003 ( http://a-com.com/paper/penalva/ )

Quelques points en vrac:

  • Les connaissances actionnables sont collectives par définition
  • Elles sont produites par l'action et produisent de l'action
  • dynamique de fusion du savoir en action ...
  • ...

Citations / Ressources

La connaissance des faires, dans, par et pour l'action

Ce néologisme connaissance actionnable n'est peut-être pas très heureux, mais depuis son introduction dans la littérature organisationnelle par D. Schön en 1983 (actionable knowledge), il semble accepté par l'usage, plus aisément peut-être que connaissance-processus proposé en 1967 par J.Piaget : il a certes l'inconvénient de privilégier de façon apparemment exclusive l'usage (voire l'utilitarisme) de telle connaissance (le savoir-faire ?), aux dépens de sa genèse et de sa production (le savoir pur, qui serait pure spéculation ?). Mais il ne tient qu'à l'usage réfléchi que nous en ferons, de relier effectivement sa composante pragmatique (le connu : Comprendre pour réussir) à sa composante épistémique (le connaissant : Réussir pour comprendre).

Extrait de:


La question n'est plus alors de savoir "bien" transmettre des connaissances présumées actionnables (voire "efficaces" ,comme le prétend la praxéologie ou la cybernétique ), mais de susciter les conditions cognitives et socioculturelles par lesquelles s'exerce l'action "intelligente" (ou téléologique) du sujet sans cesse formant projet .La pratique quotidienne et multiforme des organisations sociales (économiques ,politiques , civiques , culturelles , familiales etc.) constitue ici un creuset exceptionnel pour développer cette "apprenance" de l'action intelligente ou de l'intelligence dans l'action. ("Apprenance" pour exprimer le caractère poietique, non déjà élaboré, des connaissances à apprendre et comprendre dans l'action délibérée qui les engendre). Exercice qui appelle des repères paradigmatiques qu'il nous faut reconnaître , "Chemin Faisant…".

Extrait de:

  • Jean-Louis LE MOIGNE, Président AEMCX , Univ. Aix-Marseille3, GRASCE
  • Connaissance actionnable et action intelligente

In


Posons tout d'abord que le stratège déploie nécessairement son activité cognitive dans un champ marqué par deux couples ago-antagonistes : virtualisation / actualisation et potentialisation / réalisation. Sauf à susciter une critique méritée, le stratégiste ne peut dès lors se réfugier dans les zones bien structurées de cet espace (réalisation, actualisation) en se désintéressant des zones " projectives " (virtualisation, potentialisation).

L'observation du travail actuel du stratège et la volonté du stratégiste d'avoir prise inspirent quelques points de repères épistémiques

P1 : La " connaissance actionnable " se construit dans/par l'action réfléchie, ce qui suppose un glissement important des postures méthodologiques vers davantage de recherche clinique, longitudinale, expérimentale...

P2 : Le savoir perd son intérêt quand il s'accumule en fond de silos de plus en plus nombreux, subdisciplinaires, et gagne au contraire à se fluidifier, à donner prise, à servir de points d'appui à la conversation stratégique, bref à être malléable.

P3 : Il est " connaissance ordinaire ", non pas produite par des savants et concédée à des praticiens, mais construite, amplifiée, affinée dans et par l'inter-action d'un grand nombre.

P4 : La proposition de connaissance actionnable doit être soucieuse d'économicité cognitive mais aussi de construction de sens et donc de complexification mais aussi de simplification. La pratique de ces deux dialectiques est au coeur du travail épistémique qu'il convient de conduire dans le champ.

P5 : La modélisation actionnable en stratégie est médiatrice ; elle doit servir de plateforme, d'ancrage, d'heuristique à la conversation collective. Elle s'engendre à partir d'un double ago-antagonisme, cognitif et politique : déclaratif / procédural et imposé / négocié.

Extrait de:

  • Alain Charles MARTINET, Euristik (CNRS 5055), Univ. Jean-Moulin Lyon 3
  • Dialogue stratégique et connaissances actionnables : quelques repères épistémiques

In

Voir également dans ce document:

  • Gilles LE CARDINAL, Université technologique de Compiègne
  • Dynamique de la confiance et fiabilisation de la coopération dans les systèmes complexes

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Dernière modification le dimanche 13 juin 2004 22:07:40

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